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jeudi 17 décembre 2009

Corriger pour évaluer / Evaluer pour corriger (2) : l'usage des TICEs

Je renvoie à la lecture du dossier publié par le CRDP de Franche-Comté à l'initiative de de Stéphane FONTAINE : La Correction des Copies Numériques.



A quoi sert la correction d'un devoir ? Si les élèves ne sont intéressés que par le recomptage de leurs points, cela ne sert pas à grand chose d’y passer une heure ! En effet, quelle leçon tirent-t-ils de ce qu'écrit l'enseignant sur la copie ? Quel accompagnement peut-on mettre en place pour qu'un progrès se manifeste ?
Le cadre est posé. Le temps consacré aux devoirs pour les élèves et à leurs corrections pour les enseignants n’aura pas été vain si les performances s'améliorent et les compétences s'accroissent.



mutualisation des "bonnes réponses"


Cette correction numérique n'est plus un passage obligé et stérile pour l'enseignant et les élèves. Ce moment peut être mis à profit pour aider des élèves en difficulté de compréhension et favoriser l'attention de ceux ayant peu réussi. Cela semble également être une activité apparemment ludique pour d'autres élèves qui se prennent au jeu de la manipulation technique.

mercredi 17 décembre 2008

Vers l’établissement d’enseignement numérique ?

Je signale cette publication du Ministère de l'Agriculture Français :


Enjeux et nouveaux usages des technologies de l’information et de la communication

dont voici le sommaire :
  • Bref rappel du cahier des charges et présentation du dispositif d’étude
  • La pré-enquête : une étape clarifiante
  • L’enquête : des confirmations et des dimensions originales
  • Quand deux enquêtes complètent et confirment les approches qualitatives
  • Quels scénarios pour les TIC ?
  • TIC et TICE en établissement : les conditions de la réussite
  • Des recommandations pour un plein engagement des acteurs
le résumé :

L’enseignement technique agricole public s’est engagé, dès la fin des années soixante dix, dans des pédagogies intégrant les technologies de l’information et de la communication. L’insertion récente dans les communautés éducatives de professeurs et de techniciens dédiés pour tout ou partie de leur temps au développement de ces technologies a marqué la volonté des pouvoirs publics d’en généraliser les usages. La multiplication des réseaux locaux et mondiaux, le recours quasi systématique à des bases de données automatisées, le bouleversement des techniques documentaires… métamorphosent les pratiques professionnelles de tous les personnels oeuvrant dans les établissements publics locaux d’enseignement et formation professionnelle agricoles (EPLEFPA).

C’est sur la base de ces constats et des enjeux sous-jacents que la Direction Générale de l’Enseignement et de la Recherche, ayant fait sienne une expression des représentants des personnels, a sollicité l’observatoire des missions et des métiers (OMM). En accord avec le secrétariat général lui-même demandeur d’une architecture d’ensemble des systèmes d’information cohérente et coordonnée, l’OMM a réalisé 2006 et 2008 une étude sur les métiers des technologies de l’information (TIC) en EPLEFPA et plus largement sur les usages des TIC au sein des EPLEFPA.

Un état des lieux quant aux usages

C’est en sollicitant plus de soixante-dix agents en poste dans six EPLEFPA qui représentent l’éventail des emplois qu’un état des usages des TIC a pu être dressé. Il apparaît en synthèse :

pour l’immense majorité des agents interviewés, les usages sont présentés par des verbes d’action et non en se référant à tel ou tel outil,

les établissements généralisent et diversifient l’usage des TIC. Ceux-ci offrent de nouvelles perspectives aux équipes pédagogiques mais elles sont très attentives au risque de fracture numérique pouvant handicaper des apprenants,

les usages des TIC à des fins éducatives sont en expansion mais on observe des dynamiques propres à chaque établissement. Par contre, dans les fonctions budgétaires et administratives, les développements s’avèrent largement harmonisés,

les contraintes dans le développement des TIC sont liées aux équipements disponibles, à la présence de personnels dédiés à leur développement et leur maintenance, aux politiques conduites par les Conseils régionaux et enfin à la vision des équipes de direction quant à la place des TIC dans les projets d’établissement.

Des enjeux sociétaux, éducatifs et d’établissement

La phase « Prospective » a été conduite en rencontrant une vingtaine d’experts.

L’analyse de leurs propos permet de faire ressortir trois catégories d’enjeux :

Enjeux sociétaux

L’usage maîtrisé des TIC dans la société de la connaissance, et pas seulement dans la société de l’information, est expressément identifié comme un moyen d’accéder et de participer tout à la fois à la société locale (« le territoire ») et à la société globale (« le village-monde »).

La maîtrise des outils de traitement de l’information constitue un point de passage obligé dans les processus de délibération et de prise de décision. L’information se doit donc d’être appréhendée de manière critique et structurée.

Enjeux éducatifs

L’accession à l’autonomie des apprenants dans l’usage des TIC doit être conduite avec un souci permanent, celui de combattre tout risque de fracture numérique, situation dont la » remédiation » est toujours coûteuse.

Les familles et les apprenants valorisent les apprentissages des TIC qui débouchent sur une professionnalisation : l’accès à un premier emploi de qualité est souvent conditionné par de tels savoir-faire.

Le système éducatif est conduit à choisir et expliciter ses finalités. Quel modèle d’Ecole ? L’Ecole comme lieu de vie où l’on apprend « tout » ou l’Ecole, lieu ponctuel, voire en marge, d’apprentissage ?

Enjeux d’établissement

La consolidation et le développement de l’engagement des acteurs de l’innovation pédagogique pose explicitement la question de leur soutien et de leur reconnaissance. A défaut, il est à redouter leur retrait.

La maintenance des équipements conditionne la crédibilité des dispositifs pédagogiques et administratifs innovants. Les exigences des utilisateurs s’avèrent toujours plus fortes : ils attendent implicitement des outils à « zéro panne ».

Quatre axes pour consolider les usagers des TIC

Politique nationale et rôles des Conseils régionaux : des coordinations nécessaires

Les familles des apprenants, les apprenants eux-mêmes et les communautés éducatives sont attachés à l'existence et à la mise en oeuvre d'une politique nationale. Les Conseils régionaux ne peuvent pas être uniquement considérés sous l'angle des contributions matérielles apportées ... même si celles-ci s'avèrent souvent très significatives. En effet, la majorité des apprenants, appréhendent leur insertion sociale et professionnelle au niveau régional.

Une visée : l’EPLEFPA comme système social « apprenant » Par système social apprenant, il convient d’entendre une entité sociale et culturelle complexe et ouverte, à décideurs multiples, dotée d’une éthique, d’une identité, d’une culture, portée par une vision et un système de valeurs.

Pour un usage « raisonné » des TIC au service de la triple insertion sociale, culturelle et professionnelle.

L’établissement est invité à prendre acte que les TIC imprègnent de plus en plus tous les domaines de la vie. Dès lors, il est invité à promouvoir des modalités concrètes d’apprentissage afin que les apprenants soient préparés à maîtriser les TIC et à en tirer bénéfice dans leur vie scolaire, professionnelle et sociale.

Tout membre de la communauté de travail est potentiellement porteur d’une vision éducative des TIC.

Ceci conduit à proposer une relance des plans locaux de formation pour développer des actions sur site afin que chaque communauté éducative dispose d’habiletés de haut niveau. En effet, chaque membre de celle-ci doit se considérer comme un vecteur de la diffusion de la culture numérique auprès des apprenants.

et la conclusion
La prospective est un art difficile où les plus audacieux se sont souvent trompés !

Au rythme des avancées technologiques, les révisions s’avèrent à hauts risques.
Une certitude semble néanmoins semer le trouble dans toutes les considérations sur le développement des TIC et des TICE dans le contexte de l’établissement : les jeunes, les élèves des établissements apprennent vite, et souvent bien, le maniement des nouveaux outils technologiques. « Ils ont une génération d’avance sur nous adultes », nous disait un CPE rencontré dans un établissement.

Habile façon de dire que les adultes pourraient avoir une génération de retard !
L’établissement ne peut durablement laisser s’installer un écart, voire un fossé entre les compétences multimédias toujours renouvelées des jeunes qui adoptent facilement les équipements et les comportements qu’ils induisent et une communauté adulte qui s’en tiendrait aux traditions et aux fondamentaux de la pédagogie.

La technologie d’aujourd’hui offre maints exemples où les équipements offrent un sens nouveau à la médiation du savoir et des connaissances : tableau interactif, palette graphique, logiciels de présentation, de calcul, sans oublier les logiciels professionnels auxquels s’initient les apprenants sur le site de l’établissement ou à l’occasion de séjours en entreprise.

C’est donc vers un paradigme d’alliance que les adultes et les apprenants doivent se diriger : sans coopération entre les générations, les TIC et les TICE parviendront difficilement à faire entrer l’établissement dans la société de la complexité.

Les TIC et les TICE ont ainsi la capacité de désacadémiser les savoirs et les connaissances. Elles sont donc rassembleuses et porteuses de progrès à condition d’être portées par des projets et une vision de progrès de l’éducation.

vendredi 31 octobre 2008

Méthodologie de conception d'une activité pédagogique (2)

Ce billet présente ma mise en oeuvre des préconisations formulées dans mon précédent billet .


L'observation du comportement de mes apprenants lorsqu'ils utilisent l'outil Intranet que j'ai conçu pour les accompagner m'a conduit à produire des activités où :


  • je présente les différentes étapes méthodologiques et intellectuelles pour mener à bien l'activité :
  • Je présente pour chaque étape, la démarche intellectuelle, les actions à réaliser :
  • A la suite de certaines étapes, je propose à l'apprenant de vérifier qu'il à bien perçu l'essentiel :
  • Pour chaque action, je propose un appui technique qui permet de visualiser l'aide en ligne du logiciel utilisé (Point d'interrogation vert) directement dans le texte de la consigne :
  • En fin d'activité, je propose une check-list qui renvoie à une F.A.Q. dont le contenu pointe sur les chapitres de l'aide en ligne :
  • Chaque apprenant peut ainsi se prendre en charge et vérifier, corriger, amender sa production.Chaque question de la check-list renvoie à une compétence appartenant au portfolio de l'apprenant :
    Ce dernier est présenté à l'aide d'une carte heuristique qui rassemble les domaines abordés, les compétences concernées et leur niveau de maîtrise par l'apprenant et les liens vers la F.A.Q. associée.
  • J'invite chaque apprenant à rédiger une trace d'apprentissage en fin d'activité.
    Cette trace d'apprentissage est publiée et accessible par tous les autres apprenants.
    Chacun peut ainsi s'enrichir de l'expérience des autres d'autant plus facilement, que le vocabulaire employé est commun au groupe...


Cet outil n'est pas destiné à la FOAD.
Cet outil est mon support de cours, je suis confronté à des classes très hétérogènes :
  • Certains de mes apprenants utilisent avec aisance les principales fonctionnalités techniques des logiciels ;
  • D'autres ont besoin d'un accompagnement technique beaucoup plus poussé.
  • Tous, ont besoin d'un appui méthodologique !
J'ai donc conçu un outil qui me permette de proposer tout cela à la fois, à chacun dans le respect de son rythme de travail.

Je dispose ainsi de suffisamment de temps pour accompagner ceux qui ont besoin d'un appui personnalisé de ma part tandis que d'autres avancent à leur rythme.


Cet outil reste accessible à mes apprenants en dehors de mes cours, chacun peut y revenir en fonction de ses besoins.




Cette présentation succincte faite, je rebondis sur ce billet de Patrick GIROUX, et plus particulièrement sur cette phrase : "En choisissant Internet plutôt que la télévision parce qu'ils peuvent choisir et exercer plus de contrôle sur le contenu, ces jeunes ont donné une indication assez claire à mes étudiants qu'ils ne devaient pas tenter de se placer au centre du processus d'apprentissage."

Il y a quelques heures, j'écrivais ce commentaire : "Au pire, proposer un site qui crée et maintienne à jour des sommaires thématiques, bâtis par des experts du domaine qui apportent une plus-value organisationnelle... mais pourquoi éditer des E-book obsolètes dès leur parution ?" en réponse à cette discussion sur Apprendre2.0.

Je considère que mon outil Intranet synthétise une partie des implications de ces deux réflexions :
  • chaque apprenant peut exercer son autonomie dans la mesure où je fournis un support tant méthodologique que technique : il n'est pas rare qu'un apprenant réalise une activité sans me demander quoique ce soit ;
  • je renvoie, non pas à des textes rédigés par mes soins, mais à des produits standards que chaque apprenant est susceptible de rencontrer dans sa vie : l'aide en ligne des logiciels, divers sites internet ;
  • je propose une F.A.Q., dont la formulation vise à inciter l'apprenant à exercer son libre-arbitre et à prolonger le cours par une recherche de son cru...
  • Ma plus-value se situe dans la production d'activités qui proposent en un même lieu, tout (voeu pieu...)  ce dont un apprenant peut avoir besoin pour progresser et apprendre.
Aussi, l'association de ces deux idées m'a conforté dans mes projets :
  1. Enrichir mes cartes heuristiques , afin de bâtir un sommaire sémantique de mes connaissances ;
  2. Créer une F.A.Q.  au sens anglo-saxon du terme : liste des questions fréquemment posées à destination de mes apprenants.
    En effet, une récente modification de mon outil me permet désormais d'
    identifier, statistiquement, les étapes qui soucient mes apprenants et donc les chapitres qui doivent figurer dans ma F.A.Q. .
    Par ailleurs, j'ai la chance de travailler en demi-groupe. Je peux modifier mes consignes d'un groupe à l'autre afin de tenir compte de mes erreurs de rédaction.
Je me propose de développer cette F.A.Q. selon deux axes :
  1. elle serait basée sur le même principe que celle mise en place dans la check-list de mon outil (cf. ci-dessus), mais prendrait place directement sur le bureau de mes apprenants via l'Active Desktop de Windows ;
  2. outre les aspects techniques (cf. les extraits de l'aide en ligne du logiciel), j'aimerais développer des chapitres méthodologiques comme : Comment illustrer avec pertinence vos documents ? et bien d'autres...
Cette F.A.Q. serait publiée de manière inter-active, via un site Internet.

A ce titre, je me permets, cher lecteur, de te solliciter :
  • si tu sais comment extraire simplement, chaque chapitre, des fichiers d'aide d'OpenOffice pour produire un fichier HTML équivalent, peux-tu m'apprendre ?
  • si tu as déjà rédigé des fiches méthodologiques, accepterais-tu de les partager ?
Merci !


P.S. : Pour les lecteurs que l'aspect technique de mon outil intéresse, sachez que ce dernier est artisanal : je ne suis pas un programmeur chevronné, je n'ai reçu aucune formation à ce sujet...


J'utilise Paradox de Borland/Corel comme serveur Web pour la partie dynamique de mon site, couplé à un serveur APACHE pour les pages statiques.
Paradox fût, et reste, mon premier outil de développement.
Modifier mon application avec m'est aussi naturel que d'écrire au BIC...


J'utilise beaucoup AJAX pour garantir un niveau d'inter-activité / réactivité suffisant.


Si l'un d'entre vous se sent capable de transposer cet outil sur des technologies plus modernes, je serais heureux d'en discuter les modalités avec lui.

dimanche 24 août 2008

Trouver l’équilibre

Publié sur ACTIONSFLE, le e-Learning dans tous ses états, cet article pose la question de l'utilisation des TICE 2.0 en pédagogie :

"Il apparaît que les étudiants qui utilisent les réseaux sociaux ne sont pas prêts à accepter comme amis sur Facebook leurs enseignants ou bien de “twitter” avec eux.
On assiste à l’émergence de l’idée de “Creepy Treehouse” pour décrire les innovations technologiques des universitaires dans l’enseignement, qui donnent la chair de poule aux étudiants.
Un étudiant recommande plutôt l’utilisation d’un environnement d’apprentissage personnel ce qui souligne bien leur volonté de garder la maîtrise sur leurs différents espaces de vie et leurs différents réseaux.
Ils veulent rester libres d’agir comme ils le souhaitent : suivre un de leurs enseignants sur Twitter doit rester pour eux un acte volontaire et non quelque chose d’imposer."

Je suis d'accord avec cette analyse, chacun doit pouvoir choisir qui il intègre dans sa sphère privée.

Par ailleurs, il est important de matérialiser l'environnement d'apprentissage pour faciliter l'apprendre à apprendre.

Un environnement d'apprentissage doit être conçu non seulement pour :

  • diffuser un contenu pédagogique ;
  • faciliter la communication entre enseignant et étudiant ;
mais aussi pour permettre à l'apprenant :
  • de prendre conscience des processus qu'il met en œuvre ;
  • de matérialiser les compétences qu'il utilise et développe ;
  • de s'approprier le contenu proposé.
Les outils Web2.0 ne sont pas conçus pour répondre à ces exigences fonctionnelles.
Au mieux, ils facilitent l'appropriation par leurs fonctions de mise en page.

Dissocier l'environnement d'apprentissage des outils quotidiennement utilisés par l'apprenant doit permettre à ce dernier de prendre de la hauteur, de réfléchir au comment du pourquoi de son apprentissage.

vendredi 8 août 2008

Primaire : Mettre les TICE au service des apprentissages

Publié dans L'Expresso d'été du 8 Août 2008 :

Primaire : Mettre les TICE au service des apprentissages

"Les technologies modifient fondamentalement l'accès à l'information et de plus en plus les modalités de communication. Les enjeux concernent l'accomplissement du futur citoyen capable de s'informer, de développer un esprit critique, d'élaborer une pensée propre et de l'exprimer".

Ecrit pour les enseignants du primaire, ce petit livre de Georges Férone, formateur IUFM de Créteil, nous emmène droit dans la classe.

Très concrètement il propose des outils pour mener des projets avec les Tice et aborde des questions essentielles :

  • à quelles difficultés sont confrontés les élèves quand ils recherchent de l'information sur Internet ?
  • Comment les aider ?
  • Comment exploiter l'information ?
  • Pourquoi communiquer avec les Tice ?
L'ouvrage montre clairement comment les Tice peuvent être un bon appui non seulement pour transmettre des connaissances mais aussi pour aider les élèves à se construire.

Georges Férone, Mettre les TICE au service des apprentissages, Delagrave, 2008, 94 pages.