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vendredi 15 juillet 2011

Ce que j'ai vécu durant cette année scolaire 2010-2011...

Contrairement à Missmath, ma charge individuelle de travail était très importante cette année.


Je cumulais :

  • de nombreuses heures de cours, avec de nouvelles classes ;
  • la responsabilité de la bonne marche du réseau informatique du lycée.
Ma présence sur ce blogue a donc été réduite à la portion congrue...

Celles et ceux qui suivent mes fils Twitter, FriendFeedGoogle Reader voire même mon tout nouveau profil G+, ont eu un aperçu de mes lectures cette année et ont pu en déduire mes centres d'intérêts du moment.

En revanche, je n'ai partagé aucune de mes réflexions relatives à la pédagogie.
Je vous propose un bilan de cette année.

Les habitués de ce blogue connaissent ma philosophie de travail (12, 3, 4) et l'outil sur lequel je m'appuie.

Cette année scolaire donc, j'enseignais en 4ième, 3ième, Seconde, BacPro...

  • J'ai soumis chaque classe à un quiz de satisfaction.
    Chaque élève devait exprimer, anonymement, si il était d'accord (Note = 4) ou en désaccord (Note = 1) avec chacune des 20 affirmations.
    Le tableau ci-dessous présente la moyenne obtenue pour chaque question, indépendamment de la classe, puis pour chaque classe.

    Pour en faciliter la lecture, j'ai associé une échelle de couleur à l'échelle d'évaluation :
    - Rouge pour une moyenne <= 2.5 ;
    - Jaune pour une moyenne comprise entre  2.5 et 3 ;
    - Blanc pour une moyenne comprise entre 3 et 3.2 ;
    - Vert pour une moyenne supérieure à 3.2.
Résultats du Quiz de Satisfaction
  • Cette année, pour la première fois, j'ai utilisé une grille d'évaluation basée sur les items du B2i Collège et du B2i Lycée.

    Chaque exercice a fait l'objet d'une correction individualisée en temps réel : Installés devant le poste d'un élève, nous corrigions ensemble le document produit à l'aide de la grille d'évaluation.

    Chaque élève pouvait donc défendre son travail et par conséquent influer sur l'appréciation que je portais.
    Je dois dire qu'ils ont été tous très honnêtes et conscients de la qualité de ce qu'ils avaient produits.

    Pourtant, en dépit de cette procédure, il semble (Q4 du Quiz), qu'ils ont quelques difficultés à comprendre le processus d'évaluation auquel je les ai soumis.
    Ils n'en tirent pas pleinement profit (Q11 du Quiz).
    Ils reconnaissent néanmoins la cohérence entre le cours dispensé et la grille d'évaluation (Q5 du Quiz).
Extrait de la grille d'évaluation

  • En dépit du soin que j'apporte à la rédaction de mes consignes de travail (1, 2, 3, 4), il semble que je doive encore progresser (Q6 et Q7 du Quiz).
    Mes activités pédagogiques ne sont pas (?) en cause en elles-mêmes (Q7, Q8, Q9, Q10 du Quiz), mais je dois améliorer la façon dont je propose de résoudre les problèmes soumis (Q12 du Quiz).

    J'enseigne la bureautique. Trouver des thèmes susceptibles d'intéresser le plus grand nombre est un casse-tête.

    J'ai résolu de faire travailler mes élèves sur des contenus méthodologiques :
    * Ils doivent par exemple résumer sous forme de diaporama un document qui présente les 10 Erreurs à éviter lors de la conception d'un diaporama ;
    * Ou bien encore, mettre en valeur, à l'aide d'un traitement de texte, le contenu d'un document donnant des conseils pour mieux gérer les emails.

    Malgré cela, certains m'on reproché de choisir des thèmes trop éloignés de leurs centres d'intérêts (Q18 du Quiz
    ).
    Curieusement, ils sont à peine satisfaits de la quantité de documents bibliographiques que je leur transmets, certes uniquement sous forme numérique (Q15 du Quiz).

  • Je n'exige aucun travail personnel en dehors des cours (Ils m'en sont reconnaissants cf. Q14 du Quiz), mais je suis intransigeant sur le respect des délais pour rendre une production...
    Chacun avance à son rythme à l'intérieur du cours, ce qui semble leur convenir (Q13 du Quiz).

  • Année de transition avec la co-existence en BacPro des élèves issus de Seconde (donc de la réforme du BacPro en 3 ans) et ceux issus de BEP.
    Je note une très nette différence de maturité entre ces deux populations.
    Les élèves issus du BEP témoignent d'une maturité plus marquée, tant au point de vue méthodes de travail que compréhension des problématiques professionnelles.
    En raison des stages en entreprise effectués durant le BEP, ces jeunes ont une perception plus motivante des connaissances théoriques qui leur sont proposées. Les élèves issus de Seconde n'ont pas encore eu l'occasion de percevoir l'intérêt professionnel des cours théoriques et leur motivation à apprendre
    s'en ressent.

  • Quelque soit la classe, je note une évolution du comportement des jeunes vis-à-vis des outils du Web2.0 en général.
    Il y a encore deux ans, ils étaient nombreux à avoir un blog (en majorité sur SkyBlog).

    Aujourd'hui, ils ont quasiment tous un compte Facebook
    .

    Leurs publications ont évolué : Ils rédigent encore moins, mais sont davantage interactifs entre eux.
    Ils partagent leurs photos des bons moments communs, n'hésitent pas à partager des liens de vidéos
    marrantes...

    Et surtout, ils ont beau être dans la même pièce, voire même assis l'un à côté de l'autre, ils communiquent via FaceBook ou par SMS !!!

    Ils consomment du contenu, des divertissements.
    Ils ne semblent pas choisir en fonction de la qualité, mais davantage de la capacité à délirer à plusieurs sur le sujet.

    Leur participation à un réseau social semble avoir occulté toute autre activité et notamment, la recherche d'informations en rapport avec leurs apprentissages.

    Ils semblent avoir conscience des dangers qu'ils courent quant à la gestion de leur identité numérique, mais, cette conscience n'est pas suffisante pour les amener à modifier leur pratique : l'insouciance de la jeunesse ?

  • Concernant leur utilisation des outils bureautiques, ils n'ont aucune curiosité, par exemple, ils n'utilisent quasiment jamais l'aide en ligne des logiciels pour acquérir une connaissance qui leur manque (Q16 du Quiz).

    Je l'évoque ci-dessus, ils ne produisent/rédigent quasiment rien, ils ne perçoivent donc pas l'intérêt d'investir sur ces outils dont les fonctionnalités avancées (celles qui facilitent la vie des utilisateurs assidus) leur paraissent bien trop compliquées à mettre en oeuvre.

    Il m'a été très difficile de les inciter à les utiliser, même pour leur rapport de stage (Q17 et Q20 du Quiz) !

    Le tableur est l'application qui leur pose le plus de problème, non parce qu'ils le trouvent compliqué, mais parce qu'ils n'en perçoivent pas l'utilité...

Alors, l'an prochain ?

  • Afin de redonner de l'intérêt au tableur, j'envisage de les faire travailler sur des données issues d'un questionnaire anonyme que chacun remplira en début d'année.
    Si vous avez d'autres idées de question, je suis preneur.
    Si vous avez d'autres idées d'activités motivantes pour utiliser un tableur, je suis preneur !
  • Je persisterai dans le choix de documents méthodologiques comme support de travail, mais, je proposerai, plusieurs thèmes pour chaque activité, chacun choisira celui qui lui convient le mieux.
  • J'envisage de leur proposer d'évaluer et d'intégrer dans mes "notes" les documents réalisés dans d'autres matières, qu'ils voudront bien me soumettre.
  • Bien sur, je tenterai d'améliorer mes pratiques afin de tenir compte des difficultés qu'ils ont exprimé.

Et vous, quel bilan faites-vous de vos pratiques ?

dimanche 6 février 2011

Le rôle du prof...

Sylvain BERUBE lorsqu'il relate une expérience qu'il a mené conjointement avec d'autres intervenants s'exprime ainsi :


"Les élèves maîtrisent les outils (WEB2.0) très rapidement, mais par contre le prof a toujours un rôle essentiel à jouer sur le plan du contenu.
Eux (les élèves) maîtrisent facilement le contenant, mais pour l'élaboration du contenu, il y a comme une étincelle de départ qu'on (le prof) peut donner !"

Enfin un peu d'espoir dans ce monde pédagogique où le défaitisme prévôt trop souvent !


Merci Sylvain !


La vidéo originale : http://www.mels.gouv.qc.ca/sections/cultureEducation/moisculture11/index.asp?page=video_francais

dimanche 17 octobre 2010

Pédagogie Explicite : mettre un haut-parleur sur sa pensée !

La pédagogie explicite apporte des éléments de réponses à mon interrogation relative à la mise à disposition ou non d'un modèle, d'un exemple, à l'intention de mes apprenants.


Cette pratique prône la mise à disposition d'un exemple et d'un contre-exemple, mais elle va plus loin, en invitant l'enseignant à présenter l’information explicitement, en « mettant un haut-parleur sur sa pensée » et en montrant tous les liens possibles pour parvenir à la compréhension.


Cette approche me conforte dans la rédaction de ma FAQ (1, 2, 3), mais aussi dans le sentiment que j'éprouve d'une absolue nécessité de préparer chaque activité pédagogique avec précision et rigueur.
Chaque apprenant doit pouvoir suivre son propre cheminement, mais il appartient à l'enseignant de choisir les moyens à privilégier, compte tenu du contexte particulier de sa classe.


A ce titre, je renvoie à la lecture de cet article d'Henri BOUDREAULT sur le blog Didactique Professionnelle : Un itinéraire d'apprentissage pour faire adhérer et pour motiver.







Ce qui se conçoit bien s'énonce clairement,
Et les mots pour le dire arrivent aisément.

samedi 2 octobre 2010

L’anticipation = moteur de l’action ?

Nouvelle année scolaire, nouveaux élèves, nouvelles interrogations...


Dans un précédent billet, je présentais l'outil sur lequel je m'appuie pour diffuser les consignes et les savoirs que je tente de transmettre.


Dans cet autre billet, j'évoquais la possibilité d'offrir à mes apprenants la possibilité de m'observer en train de "faire" l'activité qu'ils devraient eux-même réaliser : j'ai rapidement abandonné cette solution, trop d'apprenants n'étaient pas attentifs...


Récemment, en cours, j'ai demandé à mes apprenants de présenter la région où ils vivent (J'ai déjà utilisé cette activité plusieurs fois...).


Comme à l'habitude, nous décortiquons ensemble le contexte et le cheminement méthodologique que je propose.






Cette lecture commune permet à chaque apprenant de poser les questions qui lui viennent à l'esprit tant sur la forme que sur la méthode.
C'est pour moi l'occasion de préciser qu'ils/elles sont libres de choisir les modalités de présentation qui leur plaisent, sauf exigence explicite dans une consigne.


Chacun, en autonomie et à son rythme, doit ensuite prendre connaissance des consignes méthodologiques de réalisation tout au long des étapes de l'activité :




Et notamment, celles de cette étape où j'impose la structure du document et certaines modalités de présentation (Utilisation des styles pour faciliter l'insertion automatisée d'un sommaire) :




Souvenez-vous, dans toutes les autres étapes, la présentation est libre, chacun peut adopter les mises en forme qu'il considère comme susceptible d'améliorer la lisibilité de son document.


=> Je ne fournis aucun modèle !


Cette année, les deux classes concernées par cette activité étaient inquiètes à l'idée de ne pas produire un document conforme aux consignes.
Je l'ai ressenti une première fois lors de la lecture commune, puis tout au long des étapes, chacun me sollicitant pour savoir si ce qu'il avait produit était "bien".


Deux groupes classes adoptant la même attitude, ce n'est pas un hasard...
Je m'interroge, dois-je fournir un modèle, au risque de recevoir des documents identiques à ce dernier et les uns aux autres...


Quid de la créativité, de la liberté dans l'apprentissage ?


Mes recherches m'ont conduit à lire, notamment, ce document : Expliciter l'anticipation.


Les apprenants de cette année seraient-ils prisonniers du système école à ce point qu'ils sont incapables d'anticiper librement sur mes consignes générales au point de réclamer un modèle afin de produire un document conforme ?


Une autre de mes lectures, Pas doué pour les maths, me conduit à penser qu'en fait, l'attitude de mes apprenants remontent à un vécu plus ancien...


Pour en avoir discuté avec mes apprenants, il semble que les cours d'informatique/bureautique qu'ils ont suivi précédemment, relevaient davantage de l'exercice dirigé, contraint, où créativité et autonomie n'avaient pas leur place.
Placés en situation d'exercer cette autonomie, ils n'ont pas su sortir de leurs schèmes initiaux, incapables d'exploiter la liberté que je leur offrais, incapables d'anticiper sur le résultat de la pratique de leur propre autonomie...


Comment corriger le tir, sans céder à la facilité du modèle comme guide ?

jeudi 18 février 2010

Google LABS : living-stories, pourquoi le réserver aux News ?

Living Stories, une nouvelle façon de présenter l’actualité sur la toile, mais aussi selon moi, une nouvelle façon pour l'enseignant, de publier son contenu pédagogique.


La structuration du contenu, telle qu'elle est présenté ici, me fait entrevoir un outil capable d'inciter nos élèves/apprenants à suivre l'évolution de nos progressions pédagogiques annuelles.

Il me semble qu'un enseignant, dispose, avec cet outil, de bon nombre des fonctionnalités dont il peut avoir besoin pour mettre en valeur un contenu pédagogique d'accompagnement.

Qu'en pensez-vous ?

lundi 28 septembre 2009

Le cahier de texte, cet outil démodé ?

Jeune prof, je considérais le cahier de texte comme une perte de temps : pourquoi remplir un document jamais lu, sauf peut-être par l'inspecteur...


Avec l'âge et l'expérience (mais peut-on établir un parallèle ?...) j'ai constaté, aidé en cela par mon inspectrice (oui, l'unique lectrice potentielle), que ma matière n'était pas propice à la prise de notes spontanée par mes apprenants.


J'ai d'abord compensé en proposant des activités pédagogiques détaillées, argumentées, illustrées et renvoyant à une abondante bibliographie.
J'ai prolongé mon effort en demandant à mes apprenants de rédiger des traces d'apprentissage.


Cette année, j'ai décidé de repenser l'utilisation du cahier de texte.
Au delà du traditionnel compte rendu formel du cours, détaillant les titres, les chapitres, ..., évoqués, je m'emploie à rédiger un compte rendu Live du cours.


Notamment, j'intègre dans mon récit, la liste de toutes les questions qui m'ont été posées (individuellement ou collectivement) et les réponses que j'ai apportées.


J'obtiens un document dont le contenu vivant me semble davantage susceptible de s'attirer les bonnes grâces de mes apprenants.


J'envisage de diffuser ce récit, individuellement, sur la boite Email de mes apprenants, étoffé d'un résumé des étapes de l'activité pédagogique en cours.


Qu'en pensez-vous ?
Quel contenu intégreriez-vous dans votre cahier de texte ?

samedi 25 juillet 2009

Brève réflexion sur l'utilisation de la vidéo en pédagogie... (3)

Le fil RSS DELICIOUS de CTREQ_RIRE m'a permis de découvrir tshinanu.tv.


Ce site rassemble des témoignages et des portraits vidéos, accompagnés d'une trousse pédagogique permettant de découvrir une région, ses habitants, leur dynamique.

La démarche rédactionnelle de ce blog vidéo collectif est séduisante d'un point de vue pédagogique.
Elle pourrait être une alternative aux activités pédagogiques basées sur la rédaction d'un blog traditionnel par nos apprenants.



mardi 21 juillet 2009

La gestion mentale pour organiser l'apprentissage ?

Je vous invite à établir le parallèle entre ces deux références bibliographiques :


Les 6 étapes d'une séquence pédagogiques :
  1. Activation des connaissances ;
  2. Acquisition des connaissances ;
  3. Application des connaissances ;
  4. Evaluation des connaissances ;
  5. Régulation des connaissances ;
  6. Synthèse des connaissances.
Co-nai-sens : la Gestion Mentale, une pédagogie des moyens d'apprendre.
  1. L'attention ;
  2. La mémorisation ;
  3. La compréhension ;
  4. La réflexion ;
  5. L'imagination créatrice.
Le dialogue pédagogique est un outil permettant de faire émerger à la conscience de l'apprenant ses habitudes mentales.
Lorsque je prépare mes scénarii pédagogiques, j'essaie de tenir compte des 6 étapes présentées ci-dessus. Cette activité de conception est chronophage.

Je m'interroge donc actuellement sur l'organisation de mon temps pédagogique, sur la façon de gérer la tranche de temps qui m'est allouée pour un cours.

J'ai déjà évoqué les pistes que j'envisage d'explorer :
  • rédaction de grains de connaissance, par opposition à une activité pédagogique ficelée, pour alimenter une FAQ ;
  • correction "temps réel" ;
  • création des conditions nécessaires et suffisantes pour être en mesure de saisir l'opportunité d'un apprentissage expérientiel.
A la lumière de ces récentes lectures, il me semble opportun de rajouter cette autre piste :
  • développer le dialogue pédagogique, afin d'amener mes apprenants à mieux apprendre.
Les trois premières pistes devraient contribuer à augmenter ma disponibilité pendant mes cours et après ces derniers au titre d'un accompagnement qui intégrera désormais une dimension proche de la définition d'un dialogue pédagogique.

Qu'en pensez-vous ?

mardi 12 mai 2009

Méthodologie de conception d'une activité pédagogique (3)

L'Atelier publie "Dans les mondes virtuels, la plausibilité l'emporte sur un bon graphisme".


On peut y lire :
  • Pour comprendre ce qui pousse les individus à s'immerger dans un univers virtuel, une équipe de chercheurs a mené des expériences en jouant sur divers critères, comme l'esthétique des scènes et la cohérence des situations.
  • Pour rendre encore plus réaliste un monde virtuel, il vaut mieux miser sur la plausibilité des événements que sur un bon graphisme.
  • C'est la cohérence d'une situation qui encourage un individu à interagir avec les objets virtuels comme s'ils étaient réels.
Ce billet me ramène à la discussion engagée sur Apprendre2.0 à propos d'une expérience décevante de mise en place d'un blog où sont évoqués les moyens, les conditions, les caractéristiques d'une activité d'apprentissage pertinente.

Il me semble que la plausibilité des actions demandées et la cohérence des situations proposées sont des critères dont chaque concepteur d'activité pédagogique devrait tenir compte.

Mais, faut-il s'ingénier à créer des situations d'apprentissage ou faut-il tirer profit des opportunités de la vie et saisir les occasions d'apprendre lorsqu'elles se présentent ?

Le système pédagogique actuel (français, et les autres ?) laisse-t-il ce choix ?
Comment, compte tenu des contraintes du système, choisir et mettre en oeuvre la deuxième option évoquée ?

vendredi 31 octobre 2008

Méthodologie de conception d'une activité pédagogique (2)

Ce billet présente ma mise en oeuvre des préconisations formulées dans mon précédent billet .


L'observation du comportement de mes apprenants lorsqu'ils utilisent l'outil Intranet que j'ai conçu pour les accompagner m'a conduit à produire des activités où :


  • je présente les différentes étapes méthodologiques et intellectuelles pour mener à bien l'activité :
  • Je présente pour chaque étape, la démarche intellectuelle, les actions à réaliser :
  • A la suite de certaines étapes, je propose à l'apprenant de vérifier qu'il à bien perçu l'essentiel :
  • Pour chaque action, je propose un appui technique qui permet de visualiser l'aide en ligne du logiciel utilisé (Point d'interrogation vert) directement dans le texte de la consigne :
  • En fin d'activité, je propose une check-list qui renvoie à une F.A.Q. dont le contenu pointe sur les chapitres de l'aide en ligne :
  • Chaque apprenant peut ainsi se prendre en charge et vérifier, corriger, amender sa production.Chaque question de la check-list renvoie à une compétence appartenant au portfolio de l'apprenant :
    Ce dernier est présenté à l'aide d'une carte heuristique qui rassemble les domaines abordés, les compétences concernées et leur niveau de maîtrise par l'apprenant et les liens vers la F.A.Q. associée.
  • J'invite chaque apprenant à rédiger une trace d'apprentissage en fin d'activité.
    Cette trace d'apprentissage est publiée et accessible par tous les autres apprenants.
    Chacun peut ainsi s'enrichir de l'expérience des autres d'autant plus facilement, que le vocabulaire employé est commun au groupe...


Cet outil n'est pas destiné à la FOAD.
Cet outil est mon support de cours, je suis confronté à des classes très hétérogènes :
  • Certains de mes apprenants utilisent avec aisance les principales fonctionnalités techniques des logiciels ;
  • D'autres ont besoin d'un accompagnement technique beaucoup plus poussé.
  • Tous, ont besoin d'un appui méthodologique !
J'ai donc conçu un outil qui me permette de proposer tout cela à la fois, à chacun dans le respect de son rythme de travail.

Je dispose ainsi de suffisamment de temps pour accompagner ceux qui ont besoin d'un appui personnalisé de ma part tandis que d'autres avancent à leur rythme.


Cet outil reste accessible à mes apprenants en dehors de mes cours, chacun peut y revenir en fonction de ses besoins.




Cette présentation succincte faite, je rebondis sur ce billet de Patrick GIROUX, et plus particulièrement sur cette phrase : "En choisissant Internet plutôt que la télévision parce qu'ils peuvent choisir et exercer plus de contrôle sur le contenu, ces jeunes ont donné une indication assez claire à mes étudiants qu'ils ne devaient pas tenter de se placer au centre du processus d'apprentissage."

Il y a quelques heures, j'écrivais ce commentaire : "Au pire, proposer un site qui crée et maintienne à jour des sommaires thématiques, bâtis par des experts du domaine qui apportent une plus-value organisationnelle... mais pourquoi éditer des E-book obsolètes dès leur parution ?" en réponse à cette discussion sur Apprendre2.0.

Je considère que mon outil Intranet synthétise une partie des implications de ces deux réflexions :
  • chaque apprenant peut exercer son autonomie dans la mesure où je fournis un support tant méthodologique que technique : il n'est pas rare qu'un apprenant réalise une activité sans me demander quoique ce soit ;
  • je renvoie, non pas à des textes rédigés par mes soins, mais à des produits standards que chaque apprenant est susceptible de rencontrer dans sa vie : l'aide en ligne des logiciels, divers sites internet ;
  • je propose une F.A.Q., dont la formulation vise à inciter l'apprenant à exercer son libre-arbitre et à prolonger le cours par une recherche de son cru...
  • Ma plus-value se situe dans la production d'activités qui proposent en un même lieu, tout (voeu pieu...)  ce dont un apprenant peut avoir besoin pour progresser et apprendre.
Aussi, l'association de ces deux idées m'a conforté dans mes projets :
  1. Enrichir mes cartes heuristiques , afin de bâtir un sommaire sémantique de mes connaissances ;
  2. Créer une F.A.Q.  au sens anglo-saxon du terme : liste des questions fréquemment posées à destination de mes apprenants.
    En effet, une récente modification de mon outil me permet désormais d'
    identifier, statistiquement, les étapes qui soucient mes apprenants et donc les chapitres qui doivent figurer dans ma F.A.Q. .
    Par ailleurs, j'ai la chance de travailler en demi-groupe. Je peux modifier mes consignes d'un groupe à l'autre afin de tenir compte de mes erreurs de rédaction.
Je me propose de développer cette F.A.Q. selon deux axes :
  1. elle serait basée sur le même principe que celle mise en place dans la check-list de mon outil (cf. ci-dessus), mais prendrait place directement sur le bureau de mes apprenants via l'Active Desktop de Windows ;
  2. outre les aspects techniques (cf. les extraits de l'aide en ligne du logiciel), j'aimerais développer des chapitres méthodologiques comme : Comment illustrer avec pertinence vos documents ? et bien d'autres...
Cette F.A.Q. serait publiée de manière inter-active, via un site Internet.

A ce titre, je me permets, cher lecteur, de te solliciter :
  • si tu sais comment extraire simplement, chaque chapitre, des fichiers d'aide d'OpenOffice pour produire un fichier HTML équivalent, peux-tu m'apprendre ?
  • si tu as déjà rédigé des fiches méthodologiques, accepterais-tu de les partager ?
Merci !


P.S. : Pour les lecteurs que l'aspect technique de mon outil intéresse, sachez que ce dernier est artisanal : je ne suis pas un programmeur chevronné, je n'ai reçu aucune formation à ce sujet...


J'utilise Paradox de Borland/Corel comme serveur Web pour la partie dynamique de mon site, couplé à un serveur APACHE pour les pages statiques.
Paradox fût, et reste, mon premier outil de développement.
Modifier mon application avec m'est aussi naturel que d'écrire au BIC...


J'utilise beaucoup AJAX pour garantir un niveau d'inter-activité / réactivité suffisant.


Si l'un d'entre vous se sent capable de transposer cet outil sur des technologies plus modernes, je serais heureux d'en discuter les modalités avec lui.

vendredi 3 octobre 2008

Méthodologie de conception d'une activité pédagogique (1)

Après l'intermède technique du précédent billet, découvrez ci-dessous une première réflexion méthodologique relative à la conception d'une activité pédagogique.

J'ai surtout travaillé sur la méthode, illustrant cette dernière par quelques références bibliographiques insérées directement dans l'arborescence.

Il s'agit d'une première ébauche, il reste encore beaucoup de travail pour finaliser toutes les étapes.
Mon objectif est de produire une check-list facilitant la démarche de conception d'une activité pédagogique.

Les prochaines évolutions tiendront compte de mes récentes découvertes sur l'Enquiry Based Learning (E.B.L.) et la taxonomie SOLO.

N'hésitez pas à me faire part de vos remarques !