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dimanche 14 février 2010

C'est un beau jour de pluie...

"Elle lui demanda en quoi un jour de pluie pouvait être beau : il lui énuméra les nuances de couleurs que prendraient le ciel, les arbres et les toits lorsqu'ils se promèneraient tantôt, de la puissance sauvage avec laquelle leur apparaîtrait l'océan, du parapluie qui les rapprocherait pendant la marche, de la joie qu'ils auraient à se réfugier ici pour un thé chaud, des vêtements qui sécheraient auprès du feu, de la langueur qui en découlerait, de l'opportunité qu'ils auraient de faire plusieurs fois l'amour, du temps qu'ils prendraient à se raconter leur vie sous les draps du lit, enfants protégés par une tente de la nature déchaînée..."


Odette Toulemonde et autres histoires
Eric-Emmanuel SCHMITT
Albin MICHEL




En tant qu'enseignant, j'aimerais savoir partager les subtilités de ma discipline avec mes apprenants comme cet amoureux sa vision de la pluie...

samedi 4 juillet 2009

L'empathie pour aider les apprenants ?

Le hasard de mes lectures de ce mâtin me conduisent à établir un parallèle entre trois sources d'informations fort différentes et pourtant, de mon point de vue, fort proches :

Ces trois documents résonnent / raisonnent avec le commentaire que j'ai rédigé dans cette discussion sur Apprendre2.0.

Le metadesign est la création de contexte plutôt que de contenu. (Youngblood, 1986)
J'aime bien cette proposition.
Je l'illustre avec une anecdote récente :
* dans les temps anciens et reculés, j'étais conseiller principal d'éducation (CPE). Logé sur place par nécessité de service, je côtoyais les élèves 24h sur 24, prêtant main forte aux surveillants qui ne parvenaient pas toujours à canaliser un dortoir de 70 garçons...
Mes relations avec les élèves dépassaient largement le cadre scolaire, dans la mesure où certains ne rentraient chez eux que pour les vacances et encore, pas toujours.
* Par la suite, j'ai choisi d'être prof pour pouvoir agir en amont du CPE dont les fonctions le conduisent parfois à intervenir trop tard. J'ai perdu du même coup, la proximité qui me liait aux élèves.
* La semaine dernière, en raison d'un imprévu, j'ai dû encadrer, pendant deux heures, une classe pour laquelle j'assure des cours hebdomadaires. Plutôt que d'engager un cours mal préparé, j'ai choisi d'aller me promener sur l'exploitation agricole du lycée (les avantages de l'enseignement agricole). J'ai eu le grand plaisir de redécouvrir cette proximité perdue. C'était l'occasion de sortir le nez du guidon, de discuter, de tout de rien, mais aussi des cours : le contexte informel les décidait à poser les questions qu'ils n'avaient pas osées poser avant...
Il me semble aussi pouvoir établir un lien avec ce billet récent L'apprenant cherche un mot, une image, un lien qui lui montre qu'il est sur la bonne voie.