Affichage des articles dont le libellé est méthode. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est méthode. Afficher tous les articles

vendredi 4 septembre 2009

Twitter : Je ne transformerai pas l'essai !

Sous la pression ambiante, j'ai fini par m'intéresser davantage à TWITTER.


Il y a un mois environ, j'ai décidé d'intégrer TWITTER à mes sources d'information :


Quelques chiffres :

  • je suis les flux de 9 correspondants ;
  • selon Google Reader, sur les 30 derniers jours, je reçois en moyenne 70 TWEETS par jour.
  • je n'ai partagé que 4 TWEETS sur les 2700 reçus.
    Ces 4 TWEETS ne représentent que 1% des 366 partages réalisés à partir des flux RSS que je suis.
Twitter humanise la technologie RSS, et, de ce fait, il souffre des mêmes travers que l'humanité...

TWITTER est brouillon !

J'ai souvent du mal à comprendre les TWEETS :
  • leur formulation concise, pour ne pas dire pauvre, ne me convient pas. Notez bien que j'ai le même problème avec les SMS...
  • cette formulation ne me permet pas de mener des recherches fructueuses sur TWITTER comme je le fais sur FriendFeed, Delicious ou Google : toutes mes tentatives se soldent par un échec !
  • certains TWEETS font partis d'une conversation dont je ne reçois qu'une partie parce que je ne suis pas abonné au fil TWITTER des autres participants...
J'attache davantage d'importance aux réflexions de fond, construites, rédigées par les auteurs qu'aux humeurs de ces derniers : je continuerai donc à affiner mes flux RSS !

Pour prendre la température des tendances du Web, je préfère un outil plus synthétique, comme Popacular qui offre un flux RSS.

Bref, je reste assez hermétique à TWITTER.

TWITTER est devenu un média incontournable, je continuerai donc d'alimenter mon compte TWITTER avec mon flux FriendFeed, mais, je ne pense pas l'intégrer davantage dans ma pratique.

vendredi 19 juin 2009

A propos d'évaluation (4)...

J'ai déjà eu l'occasion de souligner mon intérêt grandissant (1 et 2) pour l'évaluation en temps réel des compétences de mes apprenants.
The Cool Blog, publie un billet où il présente une traduction libre d'une réflexion sur les compétences dont chacun doit disposer au 21ième siècle.
Cette lecture me conforte dans mon idée, sinon, comment concevoir l'évaluation de compétences aussi volatiles et contexto-dépendantes que celles évoquées :

Le but :

Etre capable de suivre ses passions, avec les habiletés que l'on a. Pour ce faire, et indépendamment de l'avenir, l'individu doit maîtriser les compétences suivantes :

  1. Savoir faire ce qui est bien de faire (avec éthique; pensée critique; avec des cibles; avec jugement; en prenant des décisions éclairées)
  2. Compléter ce qu'il y a à faire (planifier; résoudre les problèmes; auto-gérer et auto-évaluer; procéder en réiterant)
  3. Le faire avec d'autres (assumer du leadership; interagir avec d'autres, par le biais des technologies; interagir avec la technologie - i.e. programmation- ; interagir avec un public à l'échelle mondiale; interagir au-delà des différences culturelles)
  4. Être créatif en le faisant (savoir s'adapter; avoir une pensée créative; "bidouiller", "bardasser" - terme acadien - et faire des designs; essayer; trouver sa voie)
  5. Améliorer constamment ce qu'il y a à faire (réfléchir sur ce qu'on fait/a fait; être proactif; prendre des risques calculés/prudents; penser au long terme; améliorer constamment par l'apprentissage qu'on fait.)
Sauf à supprimer le processus d'évaluation, mais dans ce cas, comment indiquer à mes apprenants qu'ils sont sur la bonne voie ?

mardi 19 mai 2009

Corriger pour Evaluer / Evaluer pour Corriger !

Je termine aujourd'hui la rédaction de ce billet, en gestation depuis quelque temps, suite à la publication de celui de Missmath.

Missmath adore les corrections :
J'adore corriger. La correction, c'est la communication un à un entre les étudiants et le professeur, c'est la démonstration de ce qui a été bien compris et de ce qui l'a moins bien été, c'est une référence précieuse pour mieux comprendre le raisonnement des étudiants, voir les failles dans leurs compréhensions pour par la suite les utiliser pour améliorer sa didactique. La correction, c'est à la fois l'évaluation des apprentissages des étudiants et des enseignements du prof.
Enfin, elle adorait les corrections jusqu'à ce que les montagnes de copies ne lui gâchent la vie.

J'apprécie sa démonstration quant à l'utilité des corrections.

Dans le cadre scolaire, selon moi, la correction est une étape préliminaire à l'évaluation : elle matérialise l'écart entre les capacités d'un apprenant à un moment donné et l'idéal fixé par l'enseignant.
Elle peut/doit inciter l'apprenant à ré-agir afin de combler l'écart.

Dans la vraie vie, l'individu évalue une situation, l'état d'un système, puis il agit pour corriger et faire évoluer la situation ou le système.

Comment inclure, dans nos pratiques pédagogiques, ces deux aspects ?

Tout comme Olivier LEGUAY le mentionne dans son billet, j'ai besoin d'un référentiel d'évaluation précis pour être à l'aise dans mes corrections.

Dans ma spécialité, la bureautique, j'ai fait le choix d'évaluer :
  • la technique informatique : l'apprenant a-t-il centré son texte avec des espaces ou en appliquant la fonctionnalité adéquate ?
  • les efforts réalisés pour mettre en valeur le contenu d'un document : illustration pertinente, synthèse sous forme d'un tableau ou d'un graphique, utilisation du gras pour mettre en valeur un mot important.
A ce titre, j'ai repris à mon compte, en l'adaptant à mes besoins, le système décrit par Michel VAUQUOIS sur son site.

A l'origine, je corrigeais systématiquement tous les documents en insérant des commentaires qui incluent :
  1. un hyperlien sur la partie du cours relative à la compétence considérée ;
  2. un commentaire circonstancié ;
  3. une figurine pour illustrer le degré de réussite.



Au delà du volume conséquent de travail pour parvenir à des corrections de qualité, je ne suis pas pleinement satisfait de ce système qui intervient a posteriori alors que les apprenants sont déjà passés à autre chose.

La gestion du temps pédagogique (Positionnement des séquences, correction, ...) fait partie de mes interrogations permanentes.
La tranche d'âge des apprenants que j'accompagne se caractérise notamment par une notion abrégée du temps : ils vivent le présent, le passé ne les interesse plus, l'avenir pas encore.

C'est pourquoi je réfléchis à la conception d'un outil qui me permette de travailler en temps réel, d'inter-agir avec mes apprenants dans l'instant, cet instant où ils sont réceptifs.

Je conçois des activités pédagogiques qui facilitent l'accès en temps réel aux connaissances nécessaires à leur réalisation par un apprenant.

A l'avenir, je disposerai d'un outil, s'appuyant sur mon référentiel de compétences, qui me permette :
  • de réaliser une correction individualisée d'une part ;
  • d'alimenter le portfolio de l'apprenant d'autre part.
Cette immédiateté permet-elle la distanciation nécessaire à une acquisition durable des connaissances ?

J'ai la conviction qu'elle y participera dans la mesure où :
  •  elle me permettra de créer des points d'ancrage personnalisés sur lesquels l'apprenant et moi-même pourront bâtir plus avant et tendre vers l'acquisition des compétences requises ;
  • elle facilitera la contextualisation de l'apprentissage ;
  • couplée avec la FAQ que j'élabore en parallèle, elle favorisera l'auto-évaluation, créant le besoin d'agir en corrigeant ce qui doit l'être.
Enfin, cet outil, en me permettant d'alimenter en continu le portfolio de l'apprenant, devrait me permettre d'intégrer la méthode d'évaluation NADO présentée par MissMath.

mardi 28 avril 2009

A propos d'évaluation (3)

MissMath publie ce billet, la méthode NADO (du nom d'un collègue), à propos des modalités d'évaluation d'un apprenant.


On peut y lire :

La technique Nado consiste simplement à mettre une pondération variable et proportionnelle sur l'évaluation finale tout en lui accordant un poids minimal élevé.

Considérons un étudiant qui est constant dans ses apprentissages :
Cet étudiant aura un résultat "constant" quelque soit la pondération. La méthode Nado ne l'affecte donc pas trop.

Considérons un étudiant qui commence la session avec de bons résultats et qui stagne sur place pour le reste de la session. 
Cet étudiant, pourrait à force de ramasser des points ça et là réussir à passer le cours sans atteindre la compétence, en coulant l'épreuve synthèse. Mais, si l'évaluation finale a un poids important, s'il échoue l'épreuve synthèse, il pourra difficilement réussir son cours.

Finalement, imaginons cet étudiant qui
commence avec difficulté le cours, mais qui, à force de travail et d'investissement, réussit à nager suffisamment pour atteindre la compétence.
Cet étudiant, grâce à la méthode Nado, ne sera pas pénalisé par ses premiers échecs. Au contraire, s'il termine l'épreuve synthèse avec 100 %, cette évaluation comptera pour 100 % de sa note finale et il aura donc un 100 % bien mérité, puisqu'à cette évaluation, il aura démontré qu'il a atteint tous les critères de performance de la compétence.


J'adore cette idée...

dimanche 23 novembre 2008

La meilleure façon d'étudier

Je renvoie à ce billet de François GUITE.

Il cite une étude qui révèle qu’un plus long intervalle entre les périodes d’étude accroît la mémorisation à long terme.

mercredi 27 août 2008

Bilan et Réflexions sur le fonctionnement de ce Blog : Feuille de route à venir

Bilan et Réflexions sur le fonctionnement de ce Blog : Feuille de route à venir

Cet été fût riche en lectures dont j'ai résumé les plus intéressantes sous forme de cartes heuristiques.

Après réflexions et assimilation, j'intégrerai certains des concepts abordés directement dans mes pratiques quotidiennes.

Mes productions actuelles :

  • Cartes heuristiques bibliographiques

Certaines de mes lectures sont originales, d'autres dérivent de lectures précédentes : jusqu'à il y a peu, je traitais ces lectures individuellement, créant une carte heuristique "isolée" pour chacune d'elles.

Chaque carte n'est pas un résumé, au sens propre du terme, mais plutôt l'expression de ce que j'ai retenu de ma lecture.

En fait, je bâtis chaque carte selon :
  • mon expérience ;
  • mon contexte ;
  • mon propre corpus de connaissances ;
  • mes préoccupations ;
au moment de ma lecture.

Dans le pire des cas, la carte est fidèle au fil conducteur du document original, du moins, je m'y emploie...
  • Cartes heuristiques thématiques

L'ensemble de mes cartes heuristiques compte, à ce jour, prêt de 700 Noeuds.

En dépit de mes efforts et des facilités offertes par mon outil de Mindmapping, je serai bien en peine de produire, a posteriori, une synthèse complète de toutes mes cartes.

Aussi, ais-je choisi d'intégrer, au fur et à mesure, mes nouvelles lectures au corpus existant quand c'était possible.

Cette pratique m'a conduit à produire des cartes thématiques dont le sujet est en relation direct avec mes pratiques professionnelles (par exemple : Mes Réflexions relatives à la Conception d'Activités pédagogiques en informatique).

J'enrichis chaque carte thématique avec les nœuds pertinents créés dans une carte bibliographique.

Les avantages de ma pratique :

Cette pratique de fertilisation croisée m'a ouvert de nouvelles perspectives :
  • j'accrois ma compréhension d'un sujet : l'apport de nouveaux éléments issus d'un contexte différent dans un corpus existant me permet d'éclairer différemment mes lectures antérieures ;
  • je bâtis une synthèse en même temps que je précise mon corpus : il arrive un moment où mes lectures complémentaires n'apportent plus d'éléments nouveaux, j'en déduis que j'ai atteint la masse critique, c'est-à-dire que j'ai rassemblé toutes les informations disponibles sur un sujet ;
  • Mes pratiques professionnelles bénéficient directement de cette dynamique synergique.

Les limites de ma pratique :

En raison de la complexité et de la densité du réseau de mes cartes heuristiques (bibliographiques et thématiques) j'éprouve des difficultés à rédiger des publications synthétiques.

Je publie, dès lors, des billets pour attirer l'attention du lecteur sur la publication ou la mise à jour d'une carte.

Je ne parviens pas à transcrire la dynamique intellectuelle, inscrite dans le réseau heuristique, qui m'a conduit à enrichir telle ou telle carte thématique.

La richesse de mes cartes heuristiques est liée à la richesse de mon outil de MindMapping.
Cette richesse s'accompagne d'une complexité qui peut rebuter un lecteur peu habitué à ce type de présentation.

En fait, chaque enrichissement d'une carte thématique devrais conduire à la rédaction d'une nouvelle synthèse !

Epilogue : La Politique des petits pas !

Très empreint des publications d'Edgar MORIN sur l'analyse systémique, je crois fermement à la nécessité de connaître suffisamment de chaque sujet pour pouvoir transcender le tout (transcription libre de la notion de méta-connaissance).

Je cherche toujours, dans l'idéal :
  • à réunir un maximum d'informations sur un sujet donné avant d'en appliquer les concepts ;
  • à produire un tout, tout de suite !

J'ai besoin de percevoir une globalité avant de me lancer.

L'influence de certaines personnes, qui se reconnaîtront ;o), m'a conduit à réfléchir à une pratique plus fluide, qui n'attend pas la globalité pour agir.
Initiée dans la création de mes cartes heuristiques (cf. ci-dessus), elle tend à s'étendre...

Dans un billet récent, Jean-Marie LERAY (ADSCRIPTOR), se demande "pourquoi vouloir faire à tout prix du contenu de qualité s'il n'est pas lu ? Ou si peu !".
Il déplore qu'un billet chasse l'autre, formant des strates éphémères, au détriment du recul, de l'approfondissement et de l'analyse.

Je lui ai soumis cette suggestion : "Pourquoi ne pas stratifier les billets de blog en amont, sous forme d'un article encyclopédique sur Knol ou Wikipédia ?".

Je vais tenter, dans un premier temps, de m'en tenir à cette politique des petits pas, ajoutant différentes strates mais en gardant à l'esprit que chacune d'elles doit enrichir l'ensemble, limon fertile, substrat d'un tout pertinent.

Feuille de route :

Dans les prochaines semaines, vous découvrirez sur ce blog :
  • les cartes heuristiques bibliographiques issues de mes lectures estivales ;
  • je m'efforcerais d'attirer votre attention, pas à pas, sur le cheminement de mes pratiques professionnelles.

Peut-être aurez-vous l'envie et/ou la simplicité de me faire part de vos réactions ?

dimanche 24 août 2008

Trouver l’équilibre

Publié sur ACTIONSFLE, le e-Learning dans tous ses états, cet article pose la question de l'utilisation des TICE 2.0 en pédagogie :

"Il apparaît que les étudiants qui utilisent les réseaux sociaux ne sont pas prêts à accepter comme amis sur Facebook leurs enseignants ou bien de “twitter” avec eux.
On assiste à l’émergence de l’idée de “Creepy Treehouse” pour décrire les innovations technologiques des universitaires dans l’enseignement, qui donnent la chair de poule aux étudiants.
Un étudiant recommande plutôt l’utilisation d’un environnement d’apprentissage personnel ce qui souligne bien leur volonté de garder la maîtrise sur leurs différents espaces de vie et leurs différents réseaux.
Ils veulent rester libres d’agir comme ils le souhaitent : suivre un de leurs enseignants sur Twitter doit rester pour eux un acte volontaire et non quelque chose d’imposer."

Je suis d'accord avec cette analyse, chacun doit pouvoir choisir qui il intègre dans sa sphère privée.

Par ailleurs, il est important de matérialiser l'environnement d'apprentissage pour faciliter l'apprendre à apprendre.

Un environnement d'apprentissage doit être conçu non seulement pour :

  • diffuser un contenu pédagogique ;
  • faciliter la communication entre enseignant et étudiant ;
mais aussi pour permettre à l'apprenant :
  • de prendre conscience des processus qu'il met en œuvre ;
  • de matérialiser les compétences qu'il utilise et développe ;
  • de s'approprier le contenu proposé.
Les outils Web2.0 ne sont pas conçus pour répondre à ces exigences fonctionnelles.
Au mieux, ils facilitent l'appropriation par leurs fonctions de mise en page.

Dissocier l'environnement d'apprentissage des outils quotidiennement utilisés par l'apprenant doit permettre à ce dernier de prendre de la hauteur, de réfléchir au comment du pourquoi de son apprentissage.

vendredi 8 août 2008

Primaire : Mettre les TICE au service des apprentissages

Publié dans L'Expresso d'été du 8 Août 2008 :

Primaire : Mettre les TICE au service des apprentissages

"Les technologies modifient fondamentalement l'accès à l'information et de plus en plus les modalités de communication. Les enjeux concernent l'accomplissement du futur citoyen capable de s'informer, de développer un esprit critique, d'élaborer une pensée propre et de l'exprimer".

Ecrit pour les enseignants du primaire, ce petit livre de Georges Férone, formateur IUFM de Créteil, nous emmène droit dans la classe.

Très concrètement il propose des outils pour mener des projets avec les Tice et aborde des questions essentielles :

  • à quelles difficultés sont confrontés les élèves quand ils recherchent de l'information sur Internet ?
  • Comment les aider ?
  • Comment exploiter l'information ?
  • Pourquoi communiquer avec les Tice ?
L'ouvrage montre clairement comment les Tice peuvent être un bon appui non seulement pour transmettre des connaissances mais aussi pour aider les élèves à se construire.

Georges Férone, Mettre les TICE au service des apprentissages, Delagrave, 2008, 94 pages.

dimanche 13 juillet 2008

Education Fractale : un concept de Joël de ROSNAY

Au hasard de mes lectures, j'ai découvert le concept d'Education Fractale, présenté par Joël de ROSNAY.



Cet extrait de l'article, publié en décembre 1996 sur le site des Ceméa, vous permettra de vous faire une idée de cette démarche qui me séduit :



"Ce concept est au premier plan de la communication en général.



Aujourd’hui, notre communication est essentiellement linéaire.

Par exemple, à la télévision, dans les débats, dans les articles, dans les livres, la communication est linéaire.

Vous entendez un homme politique, un grand industriel, un journaliste ou un scientifique parler, il va commencer par 1, 2, 3, a, b, c, et développer le fil de son discours dans le temps.



Je pense qu’aujourd’hui, nous devons adopter une forme complémentaire de communication, que j’appelle la communication fractale.

Elle consiste à dire l’essentiel en quelques mots, à revenir à cet essentiel en quelques phrases, puis encore une fois en quelques chapitres, en quelques paragraphes.



Comme les poupées russes emboîtées les unes dans les autres, la communication ne doit plus se dérouler comme un fil linéaire dans le temps, mais au contraire, en spirale, de manière concentrique, quitte à revenir plusieurs fois sur les mêmes sujets.



J’adapte ce système de communication fractale que j’utilise, comme d’autres d’ailleurs, à l’éducation en général.

Non seulement le programme doit s’inscrire dans le temps par une série de chapitres prédigérés, découpés, qui constituent les éléments que l’on veut faire acquérir aux élèves, mais ces éléments doivent aussi, d’une manière fractale, concerner l’ensemble du programme.

Pourquoi, dans la première journée de classe, ne pas parler de l’ensemble du programme de l’année ; et ensuite, une fois que l’élève a compris quel était le terrain à baliser, quelle tâche on attendait de lui, revenir par modules sur des secteurs interdépendants de manière à créer la curiosité, la motivation et l’envie d’en savoir plus.



Il n’y a rien de pire que de dire : “ apprenez ça, même si vous ne comprenez pas à quoi ça sert, parce que vous en aurez besoin plus tard ”.



D’où l’éducation fractale. Je rappelle que ce terme de fractal, que j’emprunte au mathématicien Benoît Mandelbrot, consiste à décrire des structures et des fonctions qui se retrouvent aussi emboîtées les unes dans les autres, du minuscule au majuscule, du micro au macro.



On retrouve une même homogénéité de structures, là est le grand avenir de l’éducation, elle doit devenir fractale pour intéresser, passionner, motiver, plutôt que de se dérouler de manière linéaire, avec la surprise bonne ou mauvaise d’avoir, à la fin, la lumière qui éclairera ce long chemin parfois tortueux.
"



Cet extrait (1998) d'un autre article tiré des cahiers pédagogiques précisent les conséquences de ce concept sur notre façon d'enseigner.

"On ne doit plus enseigner des techniques mais des méthodes pour apprendre à apprendre.

 


Avec l'abondance de l'information qui sera bientôt disponible grâce aux réseaux, il faudra enseigner la diététique de l'information qui nous permette de choisir les ingrédients qui donnent sens à notre vie. C'est la raison pour laquelle, je préconise l'éducation en temps fractal.



L'éducation est encore taylorienne aujourd'hui. On se contente de prendre un programme et de le diviser en heures par semaines et de l'étaler sur l'année. Ce qui rend impossible l'ajout de nouvelles matières parce qu'il y aurait trop de cours.



Pour changer, il faudra adopter la méthode systémique, c'est-à-dire fondre plusieurs matières dans un même espace et ainsi décloisonner les connaissances.



La télé-éducation par CD et réseaux va déstabiliser l'école traditionnelle. Le conflit entre temps court (actualité, clips, zapping, jeux interactifs) et temps longs (éducation, formation, évolution, réflexion) va s'exacerber.



Une reconfiguration de la classe s'imposera, comme elle s'impose pour l'entreprise. Faute d'une

telle approche, l'école risque de se transformer en une grande garderie d'enfants, la vraie

éducation s'effectuant ailleurs.
"



Je vous invite à lire cette publication tirée du site du lycée St Ambroise de Chambéry, qui met en perspective le concept de Joël de ROSNAY et propose une réflexion sur comment le mettre en oeuvre : "Cet article nous propose la vision de l'enseignant, catalyseur du projet pédagogique, du système de communication pédagogique qui donne sens à la vie de tous les acteurs conscients de leur nécessaire interdépendance."



Retrouvez la carte heuristique de ma lecture içi :