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dimanche 21 février 2010

Le "mythe" du cerveau adolescent : votre opinion m'intéresse !

J'ai eu l'occasion de regarder deux reportages télévisés sur l'énigme de l'adolescence :

Cet article du Nouvel Observateur résume ces deux reportages : le comportement de l'adolescent s'expliquerait en grande partie en raison d'une maturation incomplète du cerveau, notamment celle du lobe frontal responsable de la planification.

Curieux d'en apprendre davantage sur ces explications, j'ai fouiné sur le Web : j'ai trouvé pléthore de références bibliographiques qui abondent cette analyse.

Et puis, j'ai trouvé ceci : Le mythe du Cerveau Adolescent qui soutien une thèse contraire.

Que croire ?
Si vous disposez d'informations susceptibles de m'aider à me faire une opinion, je suis preneur !

samedi 5 décembre 2009

Les jeunes et leur pratique d'Internet : conséquences pédagogiques (2)

Le CEFRIO publie son Rapport Synthèse sur l'Analyse de la Génération C, la première génération ayant grandi avec Internet.


Le lecteur pourra se reporter à mon précédent billet sur l'usage d'Internet par les jeunes, publié il y a un an.


L'analyse porte sur les jeunes québécois, mais il semble que sur le plan de l’utilisation des TI, les « C » québécois ressemblent grosso modo aux « C » des autres pays industrialisés (cf. Page 9).



Parmi les nombreuses informations délivrées dans cette étude, mes centres d'intérêts (la pédagogie comme chacun sait... ou le découvre avec ces lignes), me conduisent à focaliser mes souvenirs sur les données présentées en pages 17-20.


On y apprend notamment que :

...sur une échelle de 1 à 5 où « 1 » signifie « nul » et « 5 » veut dire « excellent », 83 % des « C » estiment qu’ils se situent au niveau 4 ou 5 en ce qui a trait à la maîtrise des logiciels de traitement de texte. Cette proportion s’élève à 93 % pour ce qui est des moteurs de recherche et à 59 % sur le plan de la connaissance de PowerPoint, un logiciel de production de présentation.
Une moins grande proportion de « C » estiment qu’ils se classent au niveau 4 ou 5 en ce qui a trait à l’usage d’outils un peu plus spécialisés comme Excel (37 %), les logiciels de production de pages Web comme Dreamweaver (16 %) et les applications de création et d’édition de vidéos ou de documents audio (28 %).
Sans surprise, les Québécois de 18 à 24 ans se disent généralement plus aptes à réaliser les tâches TI ci-dessus que les élèves de 12 à 17 ans, sauf lorsqu’il est question de production de pages Web et de création-édition de documents vidéo ou audio.
Notons enfin que 69 % des jeunes se croient « très bons » – ils estiment qu’ils se situent au niveau 4 ou 5 – lorsqu’il s’agit d’aider quelqu’un d’autre à utiliser un ordinateur. Plus précisément, près de la moitié des grands utilisateurs d’Internet (47 %) se croient « excellents » dans ce domaine, par rapport à 34 % de tous les 12-24 ans. Fait à noter, cette belle assurance est le fait de plus de garçons (39 %) que de filles (29 %).
Je suis confronté à cette vision dans ma pratique quotidienne.
Il devient de plus en plus difficile d'enseigner l'informatique, la bureautique et l'utilisation d'Internet à des jeunes qui sont persuadés de maîtriser le sujet.
Les jeunes ne cherchent pas à approfondir leur maîtrise technique.
Ils possèdent les bases qu'ils estiment nécessaires et suffisantes pour mener à bien leurs usages des technologies de l'information (cf. page 7 de l'étude : classement par ordre croissant d'importance).



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Écouter ou télécharger de la musique
Faire des achats en ligne
Clavarder
Afficher ou consulter des petites annonces
Communiquer par courrier électronique
Écouter ou télécharger des films en ligne
Rechercher de l'information



Il m'est dés lors, très difficile de les amener à s'intéresser aux subtilités des outils bureautiques comme les styles, les formules conditionnelles... d'où ma constante recherche de stratégies/tactiques pédagogiques pour y parvenir.


Je suis néanmoins rassuré de constater que (cf. page 18) :


Les jeunes estiment qu’ils ne savent pas tout d’Internet et des TI.
Ainsi, 38 % souhaiteraient que l’école, le cégep ou l’université les aide à se familiariser avec de nouveaux logiciels ; 36 % voudraient savoir comment mieux distinguer une source d’information fiable d’une autre, moins crédible ; 32 % aimeraient améliorer leur maîtrise de Google ; 26 % souhaiteraient en savoir davantage sur les lois relatives à Internet ; et 26 % aimeraient qu’on leur parle davantage des dangers potentiels associés à l’utilisation d’Internet.
Les questions de fiabilité des sources intéressent particulièrement les étudiants du niveau collégial ou universitaire, tandis que les 12-17 ans et les non-francophones comptent parmi les jeunes les plus désireux d’approfondir leur maîtrise des moteurs de recherche.

Si leur intérêt pour la technique pure s'émousse (cf. ci-dessus), ils sont conscients de l'importance d'approfondir leurs connaissances sur les usages des technologies de l'information.


Enfin, au risque de me mettre à dos de nombreux collègues enseignants, je partage le relatif pessimisme qu'ils expriment (cf. page 19) :
Seulement un élève ou étudiant québécois sur trois (35 %) croit qu’actuellement, « la plupart » de ses enseignants « disposent des connaissances adéquates pour l’accompagner dans son apprentissage des technologies ». Pour ce qui est de l’expertise nécessaire pour faire ce travail, 46 % des « C » croient que « quelques-uns de leurs enseignants » en sont dotés, tandis que 17 % estiment que cette compétence manque à tous leurs professeurs.