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vendredi 15 juillet 2011

Ce que j'ai vécu durant cette année scolaire 2010-2011...

Contrairement à Missmath, ma charge individuelle de travail était très importante cette année.


Je cumulais :

  • de nombreuses heures de cours, avec de nouvelles classes ;
  • la responsabilité de la bonne marche du réseau informatique du lycée.
Ma présence sur ce blogue a donc été réduite à la portion congrue...

Celles et ceux qui suivent mes fils Twitter, FriendFeedGoogle Reader voire même mon tout nouveau profil G+, ont eu un aperçu de mes lectures cette année et ont pu en déduire mes centres d'intérêts du moment.

En revanche, je n'ai partagé aucune de mes réflexions relatives à la pédagogie.
Je vous propose un bilan de cette année.

Les habitués de ce blogue connaissent ma philosophie de travail (12, 3, 4) et l'outil sur lequel je m'appuie.

Cette année scolaire donc, j'enseignais en 4ième, 3ième, Seconde, BacPro...

  • J'ai soumis chaque classe à un quiz de satisfaction.
    Chaque élève devait exprimer, anonymement, si il était d'accord (Note = 4) ou en désaccord (Note = 1) avec chacune des 20 affirmations.
    Le tableau ci-dessous présente la moyenne obtenue pour chaque question, indépendamment de la classe, puis pour chaque classe.

    Pour en faciliter la lecture, j'ai associé une échelle de couleur à l'échelle d'évaluation :
    - Rouge pour une moyenne <= 2.5 ;
    - Jaune pour une moyenne comprise entre  2.5 et 3 ;
    - Blanc pour une moyenne comprise entre 3 et 3.2 ;
    - Vert pour une moyenne supérieure à 3.2.
Résultats du Quiz de Satisfaction
  • Cette année, pour la première fois, j'ai utilisé une grille d'évaluation basée sur les items du B2i Collège et du B2i Lycée.

    Chaque exercice a fait l'objet d'une correction individualisée en temps réel : Installés devant le poste d'un élève, nous corrigions ensemble le document produit à l'aide de la grille d'évaluation.

    Chaque élève pouvait donc défendre son travail et par conséquent influer sur l'appréciation que je portais.
    Je dois dire qu'ils ont été tous très honnêtes et conscients de la qualité de ce qu'ils avaient produits.

    Pourtant, en dépit de cette procédure, il semble (Q4 du Quiz), qu'ils ont quelques difficultés à comprendre le processus d'évaluation auquel je les ai soumis.
    Ils n'en tirent pas pleinement profit (Q11 du Quiz).
    Ils reconnaissent néanmoins la cohérence entre le cours dispensé et la grille d'évaluation (Q5 du Quiz).
Extrait de la grille d'évaluation

  • En dépit du soin que j'apporte à la rédaction de mes consignes de travail (1, 2, 3, 4), il semble que je doive encore progresser (Q6 et Q7 du Quiz).
    Mes activités pédagogiques ne sont pas (?) en cause en elles-mêmes (Q7, Q8, Q9, Q10 du Quiz), mais je dois améliorer la façon dont je propose de résoudre les problèmes soumis (Q12 du Quiz).

    J'enseigne la bureautique. Trouver des thèmes susceptibles d'intéresser le plus grand nombre est un casse-tête.

    J'ai résolu de faire travailler mes élèves sur des contenus méthodologiques :
    * Ils doivent par exemple résumer sous forme de diaporama un document qui présente les 10 Erreurs à éviter lors de la conception d'un diaporama ;
    * Ou bien encore, mettre en valeur, à l'aide d'un traitement de texte, le contenu d'un document donnant des conseils pour mieux gérer les emails.

    Malgré cela, certains m'on reproché de choisir des thèmes trop éloignés de leurs centres d'intérêts (Q18 du Quiz
    ).
    Curieusement, ils sont à peine satisfaits de la quantité de documents bibliographiques que je leur transmets, certes uniquement sous forme numérique (Q15 du Quiz).

  • Je n'exige aucun travail personnel en dehors des cours (Ils m'en sont reconnaissants cf. Q14 du Quiz), mais je suis intransigeant sur le respect des délais pour rendre une production...
    Chacun avance à son rythme à l'intérieur du cours, ce qui semble leur convenir (Q13 du Quiz).

  • Année de transition avec la co-existence en BacPro des élèves issus de Seconde (donc de la réforme du BacPro en 3 ans) et ceux issus de BEP.
    Je note une très nette différence de maturité entre ces deux populations.
    Les élèves issus du BEP témoignent d'une maturité plus marquée, tant au point de vue méthodes de travail que compréhension des problématiques professionnelles.
    En raison des stages en entreprise effectués durant le BEP, ces jeunes ont une perception plus motivante des connaissances théoriques qui leur sont proposées. Les élèves issus de Seconde n'ont pas encore eu l'occasion de percevoir l'intérêt professionnel des cours théoriques et leur motivation à apprendre
    s'en ressent.

  • Quelque soit la classe, je note une évolution du comportement des jeunes vis-à-vis des outils du Web2.0 en général.
    Il y a encore deux ans, ils étaient nombreux à avoir un blog (en majorité sur SkyBlog).

    Aujourd'hui, ils ont quasiment tous un compte Facebook
    .

    Leurs publications ont évolué : Ils rédigent encore moins, mais sont davantage interactifs entre eux.
    Ils partagent leurs photos des bons moments communs, n'hésitent pas à partager des liens de vidéos
    marrantes...

    Et surtout, ils ont beau être dans la même pièce, voire même assis l'un à côté de l'autre, ils communiquent via FaceBook ou par SMS !!!

    Ils consomment du contenu, des divertissements.
    Ils ne semblent pas choisir en fonction de la qualité, mais davantage de la capacité à délirer à plusieurs sur le sujet.

    Leur participation à un réseau social semble avoir occulté toute autre activité et notamment, la recherche d'informations en rapport avec leurs apprentissages.

    Ils semblent avoir conscience des dangers qu'ils courent quant à la gestion de leur identité numérique, mais, cette conscience n'est pas suffisante pour les amener à modifier leur pratique : l'insouciance de la jeunesse ?

  • Concernant leur utilisation des outils bureautiques, ils n'ont aucune curiosité, par exemple, ils n'utilisent quasiment jamais l'aide en ligne des logiciels pour acquérir une connaissance qui leur manque (Q16 du Quiz).

    Je l'évoque ci-dessus, ils ne produisent/rédigent quasiment rien, ils ne perçoivent donc pas l'intérêt d'investir sur ces outils dont les fonctionnalités avancées (celles qui facilitent la vie des utilisateurs assidus) leur paraissent bien trop compliquées à mettre en oeuvre.

    Il m'a été très difficile de les inciter à les utiliser, même pour leur rapport de stage (Q17 et Q20 du Quiz) !

    Le tableur est l'application qui leur pose le plus de problème, non parce qu'ils le trouvent compliqué, mais parce qu'ils n'en perçoivent pas l'utilité...

Alors, l'an prochain ?

  • Afin de redonner de l'intérêt au tableur, j'envisage de les faire travailler sur des données issues d'un questionnaire anonyme que chacun remplira en début d'année.
    Si vous avez d'autres idées de question, je suis preneur.
    Si vous avez d'autres idées d'activités motivantes pour utiliser un tableur, je suis preneur !
  • Je persisterai dans le choix de documents méthodologiques comme support de travail, mais, je proposerai, plusieurs thèmes pour chaque activité, chacun choisira celui qui lui convient le mieux.
  • J'envisage de leur proposer d'évaluer et d'intégrer dans mes "notes" les documents réalisés dans d'autres matières, qu'ils voudront bien me soumettre.
  • Bien sur, je tenterai d'améliorer mes pratiques afin de tenir compte des difficultés qu'ils ont exprimé.

Et vous, quel bilan faites-vous de vos pratiques ?

mardi 31 mai 2011

De la notion de contexte en pédagogie...


lundi 20 avril 2009

Quel niveau d'exigence pédagogique ?

Récemment, je m'interrogeais sur quel degré d'exigence adopter vis-à-vis de mes apprenants.


Le fil Delicious de François GUITE apporte un élément de réponse avec cette référence bibliographique : We pretend to teach' em, they pretend to learn.

Travailler encore et toujours reste encore le plus sûr moyen de réussir...
Quelle pédagogie déployer pour en convaincre nos apprenants ?

Je ne peux m'empêcher de penser à Edgar MORIN qui invite chacun à acquérir le minimum de connaissances nécessaires pour pouvoir accèder à LA connaissance... (Interprètation libre de son ouvrage "La connaissance de la connaissance").

Comment définir ce minimum ?

jeudi 16 avril 2009

De l'importance du choix du vocabulaire... et du langage (3)

Dans la série sur ma prise de conscience de l'importance du vocabulaire et du langage en pédagogie, je vous invite à lire La communication dans l'aide au développement publié sur le blog de la Banque des savoirs par Anaïs JOSEPH.


On peut y lire, entre autre :
"Comment passer d'une langue écrite à une langue orale ? Comment s'assurer qu’un texte contenant des notions techniques est bien compris malgré les barrières culturelles... Pour avoir vingt fois remis ces questions sur le métier, le linguiste Henry Tourneux propose désormais des pistes à suivre."
et aussi :
"Ainsi, comment traduire le terme de "contraception" ? En langue peule, le mot peut se traduire par "barrer la route aux enfants". Un message plutôt mal reçu par des populations qui connaissent une mortalité infantile élevée. Au terme d’une enquête, Henry Tourneux a proposé d’utiliser une autre formulation : "Espacer entre eux les plants de sorgho lors du repiquage", autrement dit par le linguiste, "il ne s’agit plus de supprimer des enfants virtuels, mais d’accorder à chacun l’espace nécessaire pour son bon développement, ce qui correspond à espacer les naissances." Cette métaphore a été bien mieux accueillie car elle s’inspire d’une pratique agricole dont la population connaît l’intérêt et l’efficacité. "

J'ai déjà souligné ma difficulté à rédiger des consignes d'activités pédagogiques compréhensibles par chacun de mes apprenants.

Je prends conscience aujourd'hui que mes efforts (rédaction concise, phrases courtes bâties avec un vocabulaire simple) sont insuffisants !

Je ne pense pas que l'écart entre mes apprenants et moi-même soit aussi important que celui évoqué.

Néanmoins, à la lumière du billet cité ci-dessus, comment appréhender le monde de chaque apprenant pour être compris sans ambiguïté ?

  • Est-ce mon monde, celui des enseignants qui n'est plus en phase avec celui des apprenants ?
  • Les enseignants doivent-ils adopter un langage adapté aux apprenants ?
  • Cette adaptation est-elle un signe de régression, d'abandon d'un niveau d'exigence jusque là trop élevé ?
  • Où situer ce niveau d'exigence ?
  • Peut-on considérer qu'un apprenant qui maîtrise le langage de sa classe d'âge répond tout aussi bien aux exigences d'un niveau conceptuel élevé (cf. taxonomie de Bloom, SOLO) ?
  • Cet apprenant pourra-t-il s'intégrer dans la société si tel est le cas ?

dimanche 27 juillet 2008

De la valeur ajoutée de l'enseignant

Après avoir testé le logiciel de MindMapping VUE qui mettait l'accent sur les Pathways, je me suis souvenue d'une lecture antérieure sur les Study Matrix qui mettent aussi, notamment, l'accent sur les Pathways.

Google traduit PathWay par Voie : je trouve cette traduction très intéressante.

En effet, souvenez-vous de ma définition de la valeur ajoutée d'un enseignant (capacité à expliciter ses méthodes, capacité à transmettre son savoir-faire).

Replacez cette définition dans une réflexion orientée "Carte Heuristique" et dites-moi si finalement, la valeur ajoutée de l'enseignant ne serait pas tout simplement de montrer la voie, c'est-à-dire de favoriser la découverte des PathWays d'une mindmap sur un sujet donné, à un moment donné dans un contexte pédagogique (scénario pédagogique/séquence de cours) donné.

Les caractéristiques de la carte seraient les suivantes :

  • seuls les noeuds sont présents sur la carte ;
  • chaque noeud est autonome de par lui-même, c'est-à-dire que sa compréhension ne nécessite pas de recourir à un autre noeud : je me réfère içi au concept de TRUCs.(Pour appliquer cette notion en MindMapping, je vous invite à tester Compendium)

L'expertise de l'enseignant pourrait lui permettre de sélectionner les noeuds/TRUCs pertinents pour son propos.
Ensuite, le déroulé pédagogique de la séquence de cours devrait être conçu pour permettre aux apprenants de :
  • découvrir les connaissances/TRUCs associées au cours du moment ;
  • relier ces grains de connaissances les uns aux autres en tenant compte de leur propre expertise et de l'accompagnement prodigué par l'enseignant.

Ce dernier pourrait montrer la voie, c'est-à-dire guider les apprenants dans le dédale des connaissances en leur donnant les indices nécessaires pour que chacun puisse créer sa propre carte heuristique et l'enrichir de ses propres connaissances.

Cette brève réflexion me conduit à préciser ma définition de la valeur ajoutée d'un enseignant :
  • capacité à expliciter ses méthodes ;
  • capacité à transmettre son savoir-faire ;
  • capacité à identifier et présenter les connaissances pertinentes liées à un concept selon le concept des TRUCs ;
  • capacité à créer les conditions nécessaires et suffisantes pour que chaque apprenant puisse tracer sa propre voie au sens de mettre du lien parmi les TRUCs...

Qu'en pensez-vous ?
Selon quelles modalités celà pourrait-il se réaliser ?

dimanche 6 avril 2008

Pourquoi ce Blog ?

Parler pour ne rien dire n'est pas mon fort, cependant, j'éprouve le besoin :


  • d'exposer mes interrogations ;

  • de partager les réponses que j'y apporte ;

  • de soumettre mes réflexions ;

à votre sagacité !

Vous trouverez dans ce blog :


  • les références de mes lectures ;

  • les idées que m'inspirent mes lectures ;

  • les synthèses que je réalise pour étayer mon action ;

  • les actions que je mène pour mieux servir mes élèves/apprenants.

Au fil des ans, j'ai :


  • accumulé des informations dont je souhaite partager les références ;

  • acquis des connaissances que je désire présenter ;

  • développé des compétences que j'ai envie de formaliser ;

  • élaboré des savoirs-faire que j'aimerai expliciter.
Comment ce blog sera-t-il alimenter ?

Ma problématique est la suivante : comment intégrer le processus d'enrichissement de ce blog (et du site associé) dans mon travail quotidien, sans avoir à multiplier les manipulations nécessaires ?

Après quelques tâtonnements, de nombreux essais, j'envisage de procéder comme suit :
  1. M'informer, collecter de l'information
    • à l'aide de Fluxs RSS
      • Répérer, sélectionner, s'abonner via Google Reader

      • Partager les informations jugées pertinentes sur le blog "MsieurSvp" via Google Reader et le gadget d'affichage de la liste de partage

      • Publier sur Del.icio.us la référence des informations partagées

      • Ajouter la référence des informations partagées au nuage de recherche personnalisé du moteur de recherche Quintura
    • Recherche ponctuelle, spécifique, à l'aide d'un moteur de recherche
      • Prise de notes de lecture avec Google Bloc-Notes

      • Trier les notes de lecture par date de modification

      • Partager le sous-ensemble de notes de lecture

      • Publier sur Del.icio.us la référence du sous-ensemble

      • Exporter le sous-ensemble de notes dans un Google Document

      • Classer le nouveau document dans le dossier "Notes_de_lecture"

      • Publier le document en tant que page Web et l'envoyer dans le blog "MsieurSvp"
  1. Traiter l'information
    • Chaque lecture peut venir complèter :
      • mes connaissances

      • mes pratiques
    • Il faut donc une solution souple qui permette la mise à jour de l'existant d'un point de vue :
      • du contenu

      • de l'organisation du contenu
    • Les informations seront donc présentées sous la forme d'une MindMap

Il me semble que cette méthodologie me permettra de publier, à moindre coût humain, le flot de mes propres actions quotidiennes dans ce blog.
Qu'en pensez-vous ?

Découvrez mes réflexions

Dans ce billet, je vous présente l'état de mes réflexions à l'instant T !

Vous pouvez accèder à :

  • mes réflexions sur la pédagogie et plus particulière la pédagogie appliquée à l'informatique içi ;
  • mes réflexions relatives à la conception de mon site de cours içi ;
  • mes réflexions sur les actions d'animation en Technologies Multimédia et Informatique içi.
J'ai choisi de vous présenter mes réflexions sous la forme de différentes cartes mentales (MindMap) pour des raisons de souplesse de mise à jour.

En effet, après chacune de mes lectures :
  • je complète le contenu de chaque carte mentale ;
  • je réorganise le contenu.
Seul un outil de MindMapping me permet de réaliser ces différentes opérations avec efficacité.