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samedi 31 juillet 2010

Explorer la démarche d'un artiste pour apprendre...

FunderStanding propose des activités pédagogiques susceptibles de développer le cerveau droit.


On y découvre notamment, une référence aux oeuvre de Chuck CLOSE qui propose un kit pédagogique pour faciliter la compréhension de son art.


Ce n'est pas la première fois (sérendipité !) que je rencontre, sur le net, des sites d'artiste qui s'appuient sur l'art pour favoriser des processus d'apprentissage, voire même pour accompagner chacun dans une démarche d'apprendre à apprendre.


Ces démarches font souvent référence au concept de Learning By Doing, que j'associe, peut-être à tord, au paradigme de l'Enaction.


A titre d'exemple, afin d'initier mes apprenants aux techniques de manipulation des images....

J'ouvre une parenthèse ici : dans le cadre de la rédaction du premier jet  de ce billet, j'emploie manipulation d'images, selon moi plus approprié au contexte du Learning By Doing.
Mais, je crois que cette terminologie est trop empreinte, dans notre culture, d'une connotation négative, donc...


A titre d'exemple, afin d'initier mes apprenants aux logiciels de traitement d'images, je leur demande, sur la base de la technique du pointillisme, de reconstituer une image par assemblage d'une multitude de petites photos :

  • chacun doit choisir une photo de départ et réfléchir à sa dimension afin que cette dernière soit compatible avec l'objectif initial ;
  • chacun doit être capable de trouver des photos en grand nombre pour réaliser l'assemblage, de les stocker ;
  • c'est l'occasion d'apprendre à re-travailler une photo : dimenssionnement, couleur, luminosité, contraste, ...
  • nous abordons ensemble la notion du droit d'auteur, le droit à l'image, ...
Tout cela tout au long de la pratique de chacun pour reconstituer l'image de départ.







mardi 26 janvier 2010

Avatar au 2/3 !

Je suis allé voir Avatar, le dernier film à la mode, en 3D.


J'ai beaucoup aimé les premiers deux tiers de ce film : cette fable sur la vie en communauté, la co-existence de deux cultures, l'apprentissage par l'action et le tutorat, des décors splendides, une bande son sympathique...


Bref, si il n'y avait pas ce dernier tiers guerrier et bruyant, j'emmènerais volontiers mes élèves de 3ieme...

dimanche 16 novembre 2008

Rapprocher le savoir de l'apprenant ?

Je ne peux m'empécher de faire un parallèle entre ce billet, Handheld Learning : un pas de plus vers le m-learning , publié par François GUITE et mon désir de créer une F.A.Q. .


Je retiens de ce billet la volonté de libérer l'apprenant des contraintes géographiques en lui offrant les outils nécessaires et suffisants pour qu'il accède à la connaissance qu'il soit.

Quant à moi, j'envisage de créer une F.A.Q. collaborative pour réduire la distance réflexive et méthodologique qui sépare l'apprenant des savoir-faire utiles à l'exercice de son autonomie.

Il me semble que les deux approches sont complémentaires...

A suivre !

jeudi 13 novembre 2008

De l'usage de la vidéo et des cartes heuristiques...

Je relais ce billet , paru sur le Blog de t@d, qui propose un tableau récapitulatif des différents modes d'apprentissage et de leurs fondements théoriques respectifs.


Il serait intéressant de compléter ce tableau en dressant, pour chaque théorie :


  • la liste des principales recommandations édictées ;
  • une liste d'exemples concrets résultant de leur application.
Par ailleurs, je rebondis sur l'une des entrées de ce tableau, en observant un modèle expert, et je fais le lien avec mon précédent billet sur l'utilisation de la vidéo en pédagogie .

Dans ce billet je dénonçais :
  • la passivité induite par une vidéo et je me proposais d'en restreindre l'utilisation aux seules activités pédagogiques d'initiation ;
  • la/ma difficulté à percevoir le contenu à retenir.
Suite à ma lecture du billet de Jacques RODET, j'envisage de ne plus utiliser la vidéo, mais de proposer à mes apprenants de m'observer en train de mener à bien l'activité pédagogique qui leur sera soumise ensuite.

Cette méthode conserve les avantages visuels d'une vidéo.
Elle apporte l'inter-activité en temps réel, avec la possibilité d'un Feed-Back.
Chaque apprenant pourrait construire, en temps réel, une carte heuristique de ce qu'il retient de ma présentation.
Nous pourrions, à la fin de la présentation, réaliser une synthèse des productions de chacun.

Qu'en penses-tu cher lecteur ?

mercredi 20 août 2008

Pourquoi utiliser les NTIC en formation ?

Autoformation
La notion d’autoformation est abordée ici dans le sens d’apprentissage autodidacte (self-directed learning). Cette notion correspond à une approche de la formation dans laquelle l’apprenant exerce le contrôle principal sur les choix d’objectifs et de moyens de son apprentissage. (Carré, 1992, p 91)
Cette notion suppose en effet une organisation de la formation centrée sur l’apprenant, mais aussi une vision de l’apprenant capable de gérer son apprentissage de façon autonome.
L’apprentissage autonome n’est pas réalisable sans un certain nombre de conditions, variable selon les auteurs (Carré, 1992, p.146), mais parmi lesquelles on trouve nécessairement :

  • l’existence d’un projet personnel de l’apprenant ;
  • un contrat de formation individualisé entre l’apprenant et l’organisation formatrice ;
  • un système d’apprentissage médiatisé et de remédiation des difficultés d’apprentissage ;
  • une gestion souple et individualisée de l’accès aux moyens d’apprentissage, des temps et des lieux de formation ;
  • la présence de formateurs-médiateurs. 
Définition tirée du glossaire du Guide méthodologique pour les acteurs de la formation visant à faciliter l'Introduction des Nouvelles Technologies d'Information et de Communication dans les dispositifs de formation des publics de bas niveaux de qualification.


Vous y trouverez 10 fiches synthétiques :
  1. Pourquoi utiliser les NTIC en formation ?
  2. Organiser l'infrastructure pédagogique
  3. Aménager et enrichir la relation pédagogique
  4. La structure de formation facilitante
  5. Les choix technologiques
  6. L'accès aux équipements
  7. Le recours aux moyens multimedia
  8. La mise en œuvre technique
  9. La gestion des compétences des formateurs
  10. La culture technologique de l'organisme de formation    

vendredi 8 août 2008

Primaire : Mettre les TICE au service des apprentissages

Publié dans L'Expresso d'été du 8 Août 2008 :

Primaire : Mettre les TICE au service des apprentissages

"Les technologies modifient fondamentalement l'accès à l'information et de plus en plus les modalités de communication. Les enjeux concernent l'accomplissement du futur citoyen capable de s'informer, de développer un esprit critique, d'élaborer une pensée propre et de l'exprimer".

Ecrit pour les enseignants du primaire, ce petit livre de Georges Férone, formateur IUFM de Créteil, nous emmène droit dans la classe.

Très concrètement il propose des outils pour mener des projets avec les Tice et aborde des questions essentielles :

  • à quelles difficultés sont confrontés les élèves quand ils recherchent de l'information sur Internet ?
  • Comment les aider ?
  • Comment exploiter l'information ?
  • Pourquoi communiquer avec les Tice ?
L'ouvrage montre clairement comment les Tice peuvent être un bon appui non seulement pour transmettre des connaissances mais aussi pour aider les élèves à se construire.

Georges Férone, Mettre les TICE au service des apprentissages, Delagrave, 2008, 94 pages.

mardi 10 juin 2008

5 Eléments fondamentaux de l'apprentissage coopératif

Découvrez mes notes de lecture à propos de cet article sur l'apprentissage coopératif.





jeudi 8 mai 2008

La rétroaction, support d'apprentissage (Notes de lecture)

La rétroaction, support d'apprentissage (Notes de lecture)


La rétroaction, support d'apprentissage

Dans un modèle de type académique, elle s’attachera essentiellement à mesurer le niveau de performance de l’apprenant. On parlera alors d’évaluation objective, car basée sur des critères fixés par l’évaluateur, permettant de mesurer le niveau d’atteinte des objectifs pédagogiques par l’apprenant. Ainsi, l’évaluation est souvent uniquement synonyme de correction afin d’amener l’apprenant à adopter le comportement que l’on attend de lui
rétroaction, évaluation, objectif pédagogique


La démarche constructiviste aborde la question de l’évaluation de manière très différente. Il s’agit moins d’évaluer les connaissances acquises que de repérer la façon dont l’apprenant a construit ses connaissances.

Au-delà, l’évaluation n’apparaît plus comme la sanction de l’apprentissage mais participe à celui-ci.

Quelles que soient les méthodes employées, la rétroaction incarne un jugement de valeurs.

Pour autant, à défaut d’être arbitraire, le jugement est le résultat issu de l’examen contradictoire des faits, des prises de position.

Car plus qu’impartial, un jugement se doit d’être légitime. Or la légitimité ne va de soi que lorsqu’il y a échange, dialogue et reconnaissance mutuelle des droits et devoirs de chacun. La rétroaction aux travaux des apprenants fait partie de ce dialogue.

Sur le plan pédagogique, qui nous intéresse ici, nous retiendrons que la rétroaction :
i) vient en réponse à un travail de l’apprenant ; ii) propose une correction commentée ; iii) exprime un jugement de valeurs qui se doit être raisonné et argumenté ; iv) a pour objectif de permettre à l’apprenant d’approfondir sa connaissance et de lui indiquer comment y parvenir.

Précisons toutefois, que ce contenu devrait permettre à l’apprenant de faire le point sur ses connaissances et de lui indiquer des pistes d’approfondissement sur les plans cognitif, méthodologique, métacognitif.

Il doit repérer la manière dont l’apprenant organise, structure et présente ses connaissances.

Il relève les erreurs conceptuelles, apporte des précisions, développe des arguments, souligne la justesse du propos, la nuance…

L’évaluateur apprécie la connaissance de l’apprenant par rapport au sujet traité, mais il la situe également par rapport à un cadre plus vaste, celui du cours, du cursus de formation, du projet pédagogique et professionnel de l’apprenant. Ce repositionnement méta-cognitif, s’il ne reflète que le jugement de l’évaluateur, est toutefois susceptible de provoquer une réflexion et des activités métacognitives de la part de l’apprenant

La rétroaction doit également permettre à l’apprenant de progresser sur le plan méthodologique.

La rétroaction est d’abord un acte de communication.
Dès lors, plus l’émetteur (l’évaluateur) sera en mesure d’adapter son message aux caractéristiques du récepteur (l’apprenant), mieux celui-ci sera reçu et utile.

La rétroaction, parce qu’elle intervient à un moment particulier du processus d’apprentissage, qu’elle est attendue par l’apprenant, joue une rôle affectif non négligeable.

L’évaluateur doit attacher une importance particulière aux termes et au ton de sa rétroaction dans laquelle l’apprenant trouve outre les appréciations révélatrices de la perception de sa compétence, des éléments de motivation et d’encouragement.

Le principal avantage d’une rétroaction orale réside dans le fait qu’elle se déroule sur un mode interactif et synchrone. Tout au long de la rétroaction, l’apprenant est en mesure de demander des précisions à l’évaluateur, la négociation du sens s’effectue naturellement.

L’apprenant doit faire un effort particulier d’attention auditive et prendre des notes s’il veut conserver une trace durable de la rétroaction.

L’apprenant peut donc, réaliser un véritable travail cognitif et métacognitif à partir du texte de la rétroaction.

Les apprenants utilisent diversement les rétroactions de leurs évaluateurs.

Appropriation cognitive

Appropriation méthodologique

Appropriation métacognitive

Support affectif et motivationnel

la rétroaction soit structurée en chapitres pour chacun des plans sur laquelle le contenu est signifiant.

Sur le plan cognitif, le tuteur doit, à notre sens, au-delà de son travail de correction qui consiste à repérer les oublis et les erreurs conceptuelles, exprimer sa propre façon de voir. Ainsi, il argumente son évaluation et crée les conditions favorables à la poursuite du dialogue.

Nous proposons donc que dans sa rétroaction, le tuteur : ii) exprime et argumente sa façon de voir et invite l’apprenant au dialogue ; iii) présente rapidement les points qui font débat dans la communauté pédagogique ; iv) indique l’accès à des ressources documentaires complémentaires. En relation avec le service documentaire, le tuteur transmet les références des articles de revues parus récemment sur le sujet traité ; v) suggère des échanges particuliers entre pairs.

Nous proposons donc que le tuteur : vi) évalue les stratégies méthodologiques de l’apprenant ; vii) suggère d’autres stratégies ;viii) exprime son savoir-faire méthodologique et incite au partage mutuel

Nous proposons donc que le tuteur : ix) situe les connaissances de l’apprenant par rapport aux objectifs du cours ; x) invite l’apprenant à mettre en œuvre des activités métacognitives ou lui en propose certaines ; xi) engage un dialogue avec l’apprenant sur son profil d’apprenant. Nous proposons également que la personne ressource chargée de l’encadrement-programme, en fin de cours : xii) réalise une rétroaction de type métacognitif ; xiii) s’ouvre au dialogue et rappelle sa fonction de support en matière d’orientation

En formation à distance le développement de l’autonomie de l’apprenant représente un objectif pédagogique à part entière, le style constructif devrait donc être privilégié. En l’employant, le tuteur souligne son respect de l’apprenant, suggère et s’ouvre au dialogue, confirme sa disponibilité.

LA RÉTROACTION, SUPPORT D’APPRENTISSAGE ? 67 L’efficacité de l’action d’encadrement et de support d’un tuteur est largement conditionnée par la qualité des échanges établis avec l’apprenant tout au long du cours. Si sa capacité d’empathie pour celui-ci, c’est-à-dire sa faculté intuitive à percevoir ce que ressent l’apprenant, est déterminante, il est difficile d’en cerner et encore moins de modéliser les facteurs déclencheurs et les stratégies possibles. La rétroaction, plus qu’un élément agissant sur le plan affectif, est souvent l’expression et, pour ainsi dire, la synthèse du support affectif qui a été fourni à l’apprenant. Toutefois, comme nous l’avons déjà souligné, le style de la rétroaction peut avoir des conséquences non négligeables sur la manière dont celle-ci sera reçue affectivement. Un style négatif est susceptible de provoquer des blocages et de renforcer les préjugés de l’apprenant. Un style uniquement positif, s’il est agréable pour l’apprenant, ne le sollicite que très peu et n’est pas de nature à susciter un approfondissement de ses connaissances ou de ses pratiques. En formation à distance le développement de l’autonomie de l’apprenant représente un objectif pédagogique à part entière, le style constructif devrait donc être privilégié. En l’employant, le tuteur souligne son respect de l’apprenant, suggère et s’ouvre au dialogue, confirme sa disponibilité. Au-delà du style employé, le tuteur devrait s’attacher à personnaliser, le plus possible, ses propos.

Nous proposons donc que le tuteur : xiv) privilégie, pour la formulation de sa rétroaction, le style constructif ; xv) se remémore et utilise les références personnelles de l’apprenant.

En conséquence nous proposons : xvi) que les rétroactions soient écrites ; xvii) que les rétroactions soient transmises sous forme de fichiers informatiques.

En effet, l’apprenant, à l’issue de la remise de son travail, enchaîne le plus souvent sur l’étude d’une autre partie du cours ou sur un autre cours. Il est donc important qu’une rétroaction qui l’incitera à revenir et à approfondir ses connaissances sur le thème précédemment traité ne lui parvienne pas trop tardivement, à charge pour lui de planifier le traitement de celle-ci.

Nous proposons donc : xviii) que les rétroactions soient transmises dans un délai de dix à quinze jours ; xix) que l’apprenant avertisse le tuteur à l’avance de la date d’envoi de son travail.

l’apprenant devrait être, dans une démarche constructiviste, son premier et propre évaluateur.

Sur le plan administratif, nos propositions sont : xx) qu’un tuteur encadre un apprenant pour une durée minimale de six mois ; xxi) que la personne chargée de l’encadrement-programme sensibilise l’apprenant aux avantages liés à l’encadrement par un même tuteur durant une période significative ; xxii) que le tutorat se prolonge du tiers de la durée officielle du cours après la dispense de la note.