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samedi 2 octobre 2010

L’anticipation = moteur de l’action ?

Nouvelle année scolaire, nouveaux élèves, nouvelles interrogations...


Dans un précédent billet, je présentais l'outil sur lequel je m'appuie pour diffuser les consignes et les savoirs que je tente de transmettre.


Dans cet autre billet, j'évoquais la possibilité d'offrir à mes apprenants la possibilité de m'observer en train de "faire" l'activité qu'ils devraient eux-même réaliser : j'ai rapidement abandonné cette solution, trop d'apprenants n'étaient pas attentifs...


Récemment, en cours, j'ai demandé à mes apprenants de présenter la région où ils vivent (J'ai déjà utilisé cette activité plusieurs fois...).


Comme à l'habitude, nous décortiquons ensemble le contexte et le cheminement méthodologique que je propose.






Cette lecture commune permet à chaque apprenant de poser les questions qui lui viennent à l'esprit tant sur la forme que sur la méthode.
C'est pour moi l'occasion de préciser qu'ils/elles sont libres de choisir les modalités de présentation qui leur plaisent, sauf exigence explicite dans une consigne.


Chacun, en autonomie et à son rythme, doit ensuite prendre connaissance des consignes méthodologiques de réalisation tout au long des étapes de l'activité :




Et notamment, celles de cette étape où j'impose la structure du document et certaines modalités de présentation (Utilisation des styles pour faciliter l'insertion automatisée d'un sommaire) :




Souvenez-vous, dans toutes les autres étapes, la présentation est libre, chacun peut adopter les mises en forme qu'il considère comme susceptible d'améliorer la lisibilité de son document.


=> Je ne fournis aucun modèle !


Cette année, les deux classes concernées par cette activité étaient inquiètes à l'idée de ne pas produire un document conforme aux consignes.
Je l'ai ressenti une première fois lors de la lecture commune, puis tout au long des étapes, chacun me sollicitant pour savoir si ce qu'il avait produit était "bien".


Deux groupes classes adoptant la même attitude, ce n'est pas un hasard...
Je m'interroge, dois-je fournir un modèle, au risque de recevoir des documents identiques à ce dernier et les uns aux autres...


Quid de la créativité, de la liberté dans l'apprentissage ?


Mes recherches m'ont conduit à lire, notamment, ce document : Expliciter l'anticipation.


Les apprenants de cette année seraient-ils prisonniers du système école à ce point qu'ils sont incapables d'anticiper librement sur mes consignes générales au point de réclamer un modèle afin de produire un document conforme ?


Une autre de mes lectures, Pas doué pour les maths, me conduit à penser qu'en fait, l'attitude de mes apprenants remontent à un vécu plus ancien...


Pour en avoir discuté avec mes apprenants, il semble que les cours d'informatique/bureautique qu'ils ont suivi précédemment, relevaient davantage de l'exercice dirigé, contraint, où créativité et autonomie n'avaient pas leur place.
Placés en situation d'exercer cette autonomie, ils n'ont pas su sortir de leurs schèmes initiaux, incapables d'exploiter la liberté que je leur offrais, incapables d'anticiper sur le résultat de la pratique de leur propre autonomie...


Comment corriger le tir, sans céder à la facilité du modèle comme guide ?

mercredi 18 novembre 2009

A propos d'évaluation (7) : quel gradient retenir ?

Dans le prolongement de mon précédent billet sur les gradients d'évaluation, voici une autre proposition, trouvée dans ce billet du blog Another Teacher's WebSite :





Les 4 réponses proposées excluent la possibilité de viser « la moyenne », et surtout, de s’en contenter. Si l’objectif n’est pas complètement ni pas du tout atteint, l’élève doit obligatoirement se positionner entre « à peine » et « presque ».

samedi 19 septembre 2009

Des listes structurées, partageables ?

Cet article de l'Atelier présente PearlTrees : Organize your Web, connect your interest, guide your friends.

La philosophie de fonctionnement de cet outil est davantage proche de ce que je cherche à faire avec mes apprenants :

  • collecter de l'information, certes,
  • mais synthétiser cette information,
  • pour l'intégrer à un existant partagé, structuré où chacun peut faire émerger LE bon corpus de savoir, au bon moment.

jeudi 30 juillet 2009

A propos d'évaluation (6) : vers l'évaluation de l'autonomie d'apprentissage ?

En parcourant le site Missions Virtuelles signalé par le fil RSS du CTREQ_RIRE, j'ai découvert un répertoire proposant diverses grilles d'évaluation, tous domaines confondus.


Une lecture aléatoire (sérendipité ?) m'a conduit à découvrir cette grille.

Le gradient d'évaluation ne porte pas sur la qualité du contenu produit, mais sur l'autonomie exercée par l'apprenant pour produire le contenu :

Légende :

Jttout(e) seul(e) K avec un peu d’aide L avec beaucoup d’aide

Je trouve l'idée ingénieuse !


lundi 8 juin 2009

Qu'est-ce que je veux/dois savoir ?

Jadlat signale sur son fil DELICIOUS cet article : Un plan de recherche pour trouver.


L'auteur, Jacques BREILLAT, publie dans le cadre d'un travail sur l'intelligence économique, une réflexion méthodologique pour mener à bien une recherche d'informations efficiente.


Il invite notamment à se poser systématiquement deux questions en amont d'une recherche :

  • Qu'est-ce que je veux savoir ?
  • Qu'est-ce que je dois savoir ?
Si je combine cette réflexion à celle sur l'Enaction amorcée sur Apprendre2.0, je me dis qu'il y a sans doute moyen d'inciter nos apprenants à réfléchir sur leurs apprentissages.

Inviter nos apprenants à se demander ce qu'ils aimeraient savoir pour amorcer la pompe motivationnelle devrait permettre de les amener à définir ce qui leur sera nécessaire pour approfondir les notions issues de la réponse à la première question ?

Qu'en penses-tu cher lecteur ?

samedi 2 mai 2009

Les LMS nuieraient-ils aux apprenants ?

Florence MEICHEL attire notre attention sur ce billet de Steve WHEELER .


Selon cet auteur, les LMS (Learning Management System) bénéficient davantage aux institutions qui gagnent en contrôle sur les apprenants et les enseignants.


Il y a là, une opposition flagrante avec la philosophie Google qui vise justement à redonner le contrôle aux utilisateurs


Steve Wheeler souligne l'alternative choisie par les apprenants, les réseaux sociaux, qui offrent un espace attrayant où les apprenants peuvent se détendre, échanger, se faire plaisir.

Ce dernier aspect recoupe la proposition de François GUITE dans son billet intitulé "Motivation, plaisir et gratification ".



Ces différentes réflexions répondent, en partie, à mes propres interrogations .

vendredi 1 mai 2009

Pédagogie : Que ferait Google ?

Francis PISANI relate sa lecture du livre de Jeff JARVIS "What Would Google do ?" sur son blog : billet1, billet2, billet3.


Il en retient :
  • que les institutions publiques ou privées doivent s'ouvrir : "Donner le contrôle aux gens" car "plus vous contrôlez, moins ils ont confiance en vous".

    cf. cette carte heuristique sur la consultation en temps réel des apprenants.

  • "Qu’elles puissent échouer dans ce processus nouveau est de l’ordre de l’évidence. Mais se tromper ne compte pas. C’est même préférable à l’absence d’erreurs.
    Il faut «
    se tromper tôt et vite » pour pouvoir corriger les erreurs à temps.
    « Ce n’est pas l’erreur qui compte, mais ce qu’on fait pour la corriger ».
    Il y a même mieux :
    se tromper et reconnaître son erreur peut contribuer au renforcement de la crédibilité.
    "

    A mettre en perspective avec mon billet "A propos de la confiance des apprenants en eux-mêmes"

  • "toute société qui vit de ce que produisent les gens ne peut pas s’opposer à ce que pensent les gens, à ce qu’ils manifestent."

  • "Parmi les mots révélateurs fréquemment utilisés par Jarvis, on notera : transparence, ouverture, confiance, générosité, plateforme, vitesse, réseaux, rapidité et abondance."
Je ne peux m'empècher d'établir un parallèle avec :

dimanche 1 février 2009

Expliciter l'implicite...

Le hasard de mes lectures m'a conduit à prendre connaissance de ces trois références :



Bien que les sujets abordés soient distincts, j'y vois un dénominateur commun.

Comment l'apprenant et l'enseignant peuvent-ils oeuvrer ensemble dans le but d'expliciter l'implicite ?


Comment l'apprenant peut-il prendre conscience de ce qu'il sait ?
Y parvenir lui permettrait sans doute de mieux :
  • comprendre ces actes ;
  • exprimer ses besoins à l'enseignant ;
  • identifier les connaissances qui lui font défaut.
Comment l'enseignant peut-il exprimer son expertise sous une forme assimilable ?
Y parvenir lui permettrait sans doute de :
  • transmettre l'essentiel, c'est-à-dire les heuristiques nécessaires et suffisantes à l'apprenant pour qu'il apprenne de manière autonome ;
  • formuler son savoir de manière à le rendre accessible.
Qu'en pensez-vous ?