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vendredi 15 juillet 2011

Ce que j'ai vécu durant cette année scolaire 2010-2011...

Contrairement à Missmath, ma charge individuelle de travail était très importante cette année.


Je cumulais :

  • de nombreuses heures de cours, avec de nouvelles classes ;
  • la responsabilité de la bonne marche du réseau informatique du lycée.
Ma présence sur ce blogue a donc été réduite à la portion congrue...

Celles et ceux qui suivent mes fils Twitter, FriendFeedGoogle Reader voire même mon tout nouveau profil G+, ont eu un aperçu de mes lectures cette année et ont pu en déduire mes centres d'intérêts du moment.

En revanche, je n'ai partagé aucune de mes réflexions relatives à la pédagogie.
Je vous propose un bilan de cette année.

Les habitués de ce blogue connaissent ma philosophie de travail (12, 3, 4) et l'outil sur lequel je m'appuie.

Cette année scolaire donc, j'enseignais en 4ième, 3ième, Seconde, BacPro...

  • J'ai soumis chaque classe à un quiz de satisfaction.
    Chaque élève devait exprimer, anonymement, si il était d'accord (Note = 4) ou en désaccord (Note = 1) avec chacune des 20 affirmations.
    Le tableau ci-dessous présente la moyenne obtenue pour chaque question, indépendamment de la classe, puis pour chaque classe.

    Pour en faciliter la lecture, j'ai associé une échelle de couleur à l'échelle d'évaluation :
    - Rouge pour une moyenne <= 2.5 ;
    - Jaune pour une moyenne comprise entre  2.5 et 3 ;
    - Blanc pour une moyenne comprise entre 3 et 3.2 ;
    - Vert pour une moyenne supérieure à 3.2.
Résultats du Quiz de Satisfaction
  • Cette année, pour la première fois, j'ai utilisé une grille d'évaluation basée sur les items du B2i Collège et du B2i Lycée.

    Chaque exercice a fait l'objet d'une correction individualisée en temps réel : Installés devant le poste d'un élève, nous corrigions ensemble le document produit à l'aide de la grille d'évaluation.

    Chaque élève pouvait donc défendre son travail et par conséquent influer sur l'appréciation que je portais.
    Je dois dire qu'ils ont été tous très honnêtes et conscients de la qualité de ce qu'ils avaient produits.

    Pourtant, en dépit de cette procédure, il semble (Q4 du Quiz), qu'ils ont quelques difficultés à comprendre le processus d'évaluation auquel je les ai soumis.
    Ils n'en tirent pas pleinement profit (Q11 du Quiz).
    Ils reconnaissent néanmoins la cohérence entre le cours dispensé et la grille d'évaluation (Q5 du Quiz).
Extrait de la grille d'évaluation

  • En dépit du soin que j'apporte à la rédaction de mes consignes de travail (1, 2, 3, 4), il semble que je doive encore progresser (Q6 et Q7 du Quiz).
    Mes activités pédagogiques ne sont pas (?) en cause en elles-mêmes (Q7, Q8, Q9, Q10 du Quiz), mais je dois améliorer la façon dont je propose de résoudre les problèmes soumis (Q12 du Quiz).

    J'enseigne la bureautique. Trouver des thèmes susceptibles d'intéresser le plus grand nombre est un casse-tête.

    J'ai résolu de faire travailler mes élèves sur des contenus méthodologiques :
    * Ils doivent par exemple résumer sous forme de diaporama un document qui présente les 10 Erreurs à éviter lors de la conception d'un diaporama ;
    * Ou bien encore, mettre en valeur, à l'aide d'un traitement de texte, le contenu d'un document donnant des conseils pour mieux gérer les emails.

    Malgré cela, certains m'on reproché de choisir des thèmes trop éloignés de leurs centres d'intérêts (Q18 du Quiz
    ).
    Curieusement, ils sont à peine satisfaits de la quantité de documents bibliographiques que je leur transmets, certes uniquement sous forme numérique (Q15 du Quiz).

  • Je n'exige aucun travail personnel en dehors des cours (Ils m'en sont reconnaissants cf. Q14 du Quiz), mais je suis intransigeant sur le respect des délais pour rendre une production...
    Chacun avance à son rythme à l'intérieur du cours, ce qui semble leur convenir (Q13 du Quiz).

  • Année de transition avec la co-existence en BacPro des élèves issus de Seconde (donc de la réforme du BacPro en 3 ans) et ceux issus de BEP.
    Je note une très nette différence de maturité entre ces deux populations.
    Les élèves issus du BEP témoignent d'une maturité plus marquée, tant au point de vue méthodes de travail que compréhension des problématiques professionnelles.
    En raison des stages en entreprise effectués durant le BEP, ces jeunes ont une perception plus motivante des connaissances théoriques qui leur sont proposées. Les élèves issus de Seconde n'ont pas encore eu l'occasion de percevoir l'intérêt professionnel des cours théoriques et leur motivation à apprendre
    s'en ressent.

  • Quelque soit la classe, je note une évolution du comportement des jeunes vis-à-vis des outils du Web2.0 en général.
    Il y a encore deux ans, ils étaient nombreux à avoir un blog (en majorité sur SkyBlog).

    Aujourd'hui, ils ont quasiment tous un compte Facebook
    .

    Leurs publications ont évolué : Ils rédigent encore moins, mais sont davantage interactifs entre eux.
    Ils partagent leurs photos des bons moments communs, n'hésitent pas à partager des liens de vidéos
    marrantes...

    Et surtout, ils ont beau être dans la même pièce, voire même assis l'un à côté de l'autre, ils communiquent via FaceBook ou par SMS !!!

    Ils consomment du contenu, des divertissements.
    Ils ne semblent pas choisir en fonction de la qualité, mais davantage de la capacité à délirer à plusieurs sur le sujet.

    Leur participation à un réseau social semble avoir occulté toute autre activité et notamment, la recherche d'informations en rapport avec leurs apprentissages.

    Ils semblent avoir conscience des dangers qu'ils courent quant à la gestion de leur identité numérique, mais, cette conscience n'est pas suffisante pour les amener à modifier leur pratique : l'insouciance de la jeunesse ?

  • Concernant leur utilisation des outils bureautiques, ils n'ont aucune curiosité, par exemple, ils n'utilisent quasiment jamais l'aide en ligne des logiciels pour acquérir une connaissance qui leur manque (Q16 du Quiz).

    Je l'évoque ci-dessus, ils ne produisent/rédigent quasiment rien, ils ne perçoivent donc pas l'intérêt d'investir sur ces outils dont les fonctionnalités avancées (celles qui facilitent la vie des utilisateurs assidus) leur paraissent bien trop compliquées à mettre en oeuvre.

    Il m'a été très difficile de les inciter à les utiliser, même pour leur rapport de stage (Q17 et Q20 du Quiz) !

    Le tableur est l'application qui leur pose le plus de problème, non parce qu'ils le trouvent compliqué, mais parce qu'ils n'en perçoivent pas l'utilité...

Alors, l'an prochain ?

  • Afin de redonner de l'intérêt au tableur, j'envisage de les faire travailler sur des données issues d'un questionnaire anonyme que chacun remplira en début d'année.
    Si vous avez d'autres idées de question, je suis preneur.
    Si vous avez d'autres idées d'activités motivantes pour utiliser un tableur, je suis preneur !
  • Je persisterai dans le choix de documents méthodologiques comme support de travail, mais, je proposerai, plusieurs thèmes pour chaque activité, chacun choisira celui qui lui convient le mieux.
  • J'envisage de leur proposer d'évaluer et d'intégrer dans mes "notes" les documents réalisés dans d'autres matières, qu'ils voudront bien me soumettre.
  • Bien sur, je tenterai d'améliorer mes pratiques afin de tenir compte des difficultés qu'ils ont exprimé.

Et vous, quel bilan faites-vous de vos pratiques ?

samedi 15 mai 2010

Lire, réfléchir, écrire : comment répartir son temps ?

Je n'ai rien publié ici depuis quelques mois...


Est-ce à dire que je n'ai rien à dire ?


Oui... et Non !


Ainsi qu'en témoigne la liste de mes lectures, j'ai beaucoup lu, beaucoup partagé mes lectures grâce aux outils du Web2.0...


...Mais je n'ai rien écrit, rien construit, rien synthétiser, emporté par le courant tumultueux des flux qui m'abreuvent, me noient.


Je n'ai aucune obligation de lire de manière exhaustive tout ce que les flux me révèlent, et pourtant...


Si ces flux ne m'apportaient pas ma dose de sérendipité, je crois pouvoir dire que j'en suis devenu l'esclave !


Trop, c'est trop !


A l'ouverture de ce blog, je lisais pour étayer mes idées, étoffer mes réflexions, enrichissant au passage mes sources d'informations.
Vint le moment où ces dernières furent si nombreuses qu'il ne me restait plus de temps pour réfléchir !


Lire, réfléchir, écrire : comment répartir mon temps ?
Il n'y a pas de réponse miracle et surtout pas de réponse universelle !


Cependant, je crois pouvoir m'appuyer sur ces quelques réflexions pour réformer mes pratiques :

  1. Choisir des lectures qui aiguisent ma curiosité et... l'envie de lire !
  2. Prendre le temps d'assimiler pour mûrir mes réflexions.
  3. Ecrire pour fixer dans le temps et susciter un nouvel élan...
En fait, l'important n'est pas de quantifier le temps passé à l'une ou l'autre de ces activités...
L'important est de ne pas sauter l'une ou l'autre de ces étapes !



Il me reste néanmoins une interrogation, un doute : lorsque j'ai ouvert ce blog, c'était pour partager mes réflexions, les soumettre aux autres, les confronter à leurs réactions.
Force est de constater que j'ai échoué sur cet objectif...
Dans ce cas, faut-il continuer à publier mes réflexions, ne puis-je "récupérer" le temps que j'y consacre au profit de l'une ou l'autre des trois étapes décrites ci-dessus ?

mardi 23 février 2010

Une fois n'est pas coutume (4) : Je philosophe sur la gratuité...

L'historique de mes lectures de ces dernières semaines, confrontés à certains évènements récents me conduit à m'interroger sur la notion de gratuité.


Ma réflexion débute avec ce billet de MissMath qui s'agace de devoir réduire ses exigences pédagogiques face à  la fonctionnarisation de ses étudiants.


Elle constate qu'il est de plus en plus difficile de motiver ces derniers.
Selon elle, mais je partage cette vision, nos étudiants considèrent les études comme un travail, qui débute à heure fixe, se termine à heure fixe, si possible sur une durée la plus courte possible...
Dans ces conditions, quid de la valeur du travail ?


Cet agacement prolonge une réflexion de Missmath qui cite l'argument ultime d'une de ses collègues face à un élève peu motivé par les maths : 


"Écoute, c'est pas toi ni moi qui allons changer les exigences du Ministère et si tu veux avoir ton diplôme, il faut que tu passes mon cours, alors organise-toi pour passer." 


Le décors est planté : on vient à l'école comme on va au travail.
La différence ?
Le mode de rémunération : "Travaille bien mon fils, tu auras ton diplôme !"...


Dès lors, faut-il s'étonner que les pouvoirs publics envisagent de rémunérer les élèves pour lutter contre l'absentéisme ?


L'étudiant n'apprend pas par plaisir, voire pour s'assurer un avenir meilleur, il apprend parce qu'il est payé pour çà !


Ma réflexion se prolonge avec ces deux billets de Maxime GRANDCHAMP :


On peut y lire, en substance, que rien n'est jamais gratuit : ce qui est gratuit pour le consommateur, ne l'est pas pour l'entreprise !


Je continue ma réflexion à partir du vécu développé avec mes élèves de 3ieme : j'aborde avec eux la notion de logiciel libre et leur demande une définition.
La réponse est quasi unanime, c'est un logiciel gratuit.
Richard Stallman a dû se retourner dans sa tombe...


A propos de logiciel libre, François GUITE, sur son fil Twitter, s'interroge :


"Que serait Linux s'il avait les mêmes moyens de promotion que Microsoft ou Apple ?"


Dans ce cas, comment financer une campagne de promotion pour un produit né de l'altruisme d'une communauté qui, par le biais du Copyleft, conçoit, un produit afin que chaque utilisateur reste maître de son outil.


Selon moi, la confusion de mes élèves vient des pratiques qui se développent dans ce qu'il est convenu d'appeler l'économie du libre.
Le produit appartenant à tout le monde (Copyleft) en général et personne en particulier, n'aurait-il pas de valeur marchande ?


Afin de rentabiliser l'altruisme initial, la tendance est de vendre des prestations pour faciliter la mise en oeuvre de ces outils libres.


A ce stade de ma réflexion, nous voilà revenu au point de départ de mon billet : l'embardée d'une discussion sur Twitter.


En fait, à l'origine de cet avis de tempête, est un billet de David CORDINA sur Apprendre2.0 annonçant la tenue d'EDUCAMP 2010 où, par le biais d'un commentaire, puis d'un billet, Florence MEICHEL soulève la question de la gratuité des interventions des intervenants...


"pour créer des évènements "gratuits", les organisateurs font l'impasse sur la rémunération des différents acteurs !
Alors bien sur, quand les intervenants sont des fonctionnaires comme ceux qui travaillent dans l'éducation nationale, cette contrainte n'en est pas vraiment une puisqu'ils sont payes a la fin du mois de toute façon...
La situation est très différente lorsque les intervenants relèvent d'un statut plus précaire comme celui par exemple du free-lance ou de l'auto-entrepreneuriat !"


Tout d'abord, je tiens à rappeler que l'état rémunère les fonctionnaires pour au moins deux raisons :

  • faire le travail qu'il lui confie ;
  • faire le travail qu'il lui confie sans subir la pression des divers acteurs davantage préoccupés par la défense de leurs intérêts que de celle de la communauté.
Je vis mon statut de fonctionnaire et la stabilité d'emploi associée comme une opportunité de travailler sereinement, d'être pleinement disponible pour mener à bien les tâches qui m'incombent sans souci du lendemain...



Dans la société occidentale actuelle, celle dans laquelle je vis, tout est devenu monnayable, rien n'est gratuit, en dépit des apparences...


Que l'on me reconnaisse au moins le droit de faire don de mes prestations intellectuelles lorsque l'on me fait l'honneur de les solliciter !













dimanche 21 février 2010

Twitter : illustration des dangers d'une conversation à bâtons rompus...

Dans un précédent billet, je soulignais que Twitter était brouillon notamment parce que certains TWEETS font partis d'une conversation dont je ne reçois qu'une partie parce que je ne suis pas abonné au fil TWITTER des autres participants.


Un exemple avec cette chaîne de Tweets, listés par ordre chronologique :

florence meichel : Il n'y a pas plus aveugle que celui qui ne veut pas voir ! y compris chez les profs ......
Gael PLANTIN@fmeichel Il y a longtemps que les profs n'avaient pas été critiqués... et à propos de quoi cette fois-ci ?
florence meichel @gplantin je parlais de profs qui portent des oeilleres et qui limitent leur champs de vision...pour eviter de voir le vide autour
Gael PLANTIN @fmeichel C'est peut-être encore le plus sûr moyen d'avancer quand on a peur du vide... ?
florence meichel @gplantin c'est clair ! :-))))))

Jusque là, une conversation entre deux vieux compagnon de route, dont le background permet de s'affranchir de longs palabres pour se comprendre...

Et puis, à partir de bribes extraites de leur contexte, des réactions qui dérivent, qui prennent au pied de la lettre des informations fragmentaires :
DAvid Cordina Mais arretez... ! Au nom de quoi vous vous permettez de juger ? RT @gplantin: @fmeichel "profs qui portent des oeilleres ...."
ENSCI Les Ateliers RT @w2YDAvid: Mais arretez... ! Au nom de quoi vous vous permettez de juger ? RT @gplantin: @fmeichel "profs qui portent des oeilleres ...."
L'utilisateur occasionnel de Twitter pourrait croire que l'outil permet de discuter librement entre voisins inter-continentaux, sans plus de formalité, et pourtant, les sensibilités, les susceptibilités tellement humaines trouvent quand même leur place sur cet outil tellement inhumain...

Non décidément, Twitter n'est pas mon ami !

mercredi 9 décembre 2009

Une fois n'est pas coutume... je philosophe ? (3) (J'y prendrais goût... ;o)))))

Ce billet s'appuie sur les "50 secrets les mieux gardés de l'enseignement" présentés par Roberto GAUVIN pour souffler une réponse aux interrogations de Sylvain (évoquées dans un précédent billet) et de Missmath (évoquées dans cet autre billet).


J'ajoute que je partage la position qu'exprime Marie Rose dans son commentaire au billet initial : 

Secrets d'enseignants ?
Secrets de vie ordinaire tout bonnement !
Formatez ces 50 vérités au petit quotidien de tous les jours et votre planète tournera plus rond. Relisez pour vous en convaincre, car, par chance, l'enfer n'est pas que scolaire.


Mon secret préféré, pourrait bien être le N°3 :
3. Garde les petits problèmes petits. 


;o))

dimanche 6 décembre 2009

Un bilan en guise d'Auto-satisfaction ! (2) ;o)

J'ai découvert récemment le blog de Martin qui se propose de nous apprendre à mieux apprendre et plus vite.


Son dernier billet, Il y a 4 ans, constitue à mes yeux, une confirmation des choix et des efforts dont je vous fais part depuis que j'ai créé mon blog.


Je vous propose, en cette période de fin d'année propice au bilan (CF. le bilan de l'an dernier), de m'appuyer sur l'exemple auto-biographique qu'il déroule dans son billet pour synthétiser l'état de mes réflexions en illustrant ses propos avec les références de mes propres billets.
J'ai conscience que les nombreux liens peuvent rebuter le lecteur, cependant, ce billet est un moyen de retrouver ceux que vous avez aimé lire précédemment...


Tout comme le souligne les jeunes étudiés dans le Rapport Synthèse sur l'Analyse de la Génération C (cf. Page 19), Martin émet des doutes sur la capacité des enseignants à conseiller avec pertinence les apprenants.


Il ne s'agit pas de jeter la pierre au monde enseignant, confronté à la difficulté de Faire savoir son savoir-faire au service d'une Intention pédagogique dans le cadre de modalités judicieuses, mais d'en valoriser l'action (De la valeur ajoutée de l'enseignant) et de faciliter l'évolution des pratiques (Cf. Les pratiques à l'école sont-elles immuables ?).


Martin est conscient de la nécessité du travail personnel : 

J’ai bien l’intention de vous aider, mais vous devrez fournir de l’effort (Cf. Qu'est-ce que je veux/dois savoir ?, Aide toi, le tuteur t'aidera).


Cependant, Martin rapporte une situation dont nous avons tous conscience : 
Malgré mes 10 années passées à l’école, entouré d’enseignants, personne n’avait pris la peine de m’expliquer comment je devais étudier, comment je devais écouter, comment je devais apprendre (Cf. Envie de savoir, envie d'apprendre, Apprendre pour oublier, Apprendre à gérer ses émotions pour mieux apprendre, Les listes comme outil pédagogique).
C'est pour pallier à cette situation que je scénarise, dans le cadre d'une gestion mentale et d'un entretien d'explicitation, sans diriger.

Les cours d’avant, j’avais une liste d’exercices à faire en devoir. (Cf. Le cahier de texte, cet outil démodé ? et à propos de l'importance des consignes 1, 2, 3, 4)
Je les faisais, et rendu au cours le professeur nous donnait les réponses oralement (Corriger pour évaluer / Evaluer pour corriger1 et 2), mais j’avais tellement d’erreurs que je n’arrivais pas à suivre (Cf. Interaction en temps réel), et la plupart du temps je ne me souvenais plus de ma démarche (Cf. Explicitation des connaissances, les traces d'apprentissage).
Donc je refaisais toujours les mêmes erreurs (Cf. Apprendre de sa pratique ? et la citation de Google "If you cannot measure it, you cannot improve it !" et encore Comment apprend-t-on ?).
Il y a 4 ans, dans mon cours de mathématiques où j’avais les réponses par écrit (Cf. les Trucs), je pouvais regarder si j’avais la bonne réponse tout de suite après l’avoir fait (Cf. Méthodologie de conception d'une activité pédagogique et Rapprocher le savoir de l'apprenant).
Si j’avais la bonne réponse, je pouvais augmenter ma confiance en mes aptitudes (Cf. A propos de la confiance des apprenants en eux-mêmes et L'apprenant cherche un mot, une image, un lien qui lui montre qu'il est sur la bonne voie, L'empathie pour aider les apprenants). 
Prendre son temps vous sauve presque toujours du temps (Cf. Gestion du temps pédagogique et Le temps de l'écoute).

Pensez-y un peu : auriez-vous été capable de lire tout ce texte si la lecture n’étais pas devenue une seconde nature pour vous ?
Non. Vous avez pris un temps fou à apprendre à lire mieux et plus vite, mais ça vous est extrêmement utile maintenant, et vous sauvez énormément de temps (Cf. Trouver l'équilibre).


dimanche 29 novembre 2009

Une fois n'est pas coutume... je philosophe ? (2)

Dans le prolongement de mon précédent billet en réponse à Sylvain, je publie le commentaire rédigé en réponse au billet de Missmath à propos de l'Excellence Universelle :


"Ma chère cousine, ton billet fait écho à celui de Sylvain.

Tu publies ton S.O.S. alors que je suis moi-même confronté au(x) doute(s) avec une classe en particulier (adultes en reconversion/insertion) : la mayonnaise ne prend pas, je ne parviens pas à les intéresser, bien que l'échec dans ma matière soit éliminatoire à l'examen, ils ne font aucun effort.
Ils sont venus apprendre de la technique pratico-pratique et je leur demande de réfléchir sur un futur improbable (Etude Prévisionnelle à l'Installation), ainsi le veut le programme...

C'est sans doute confortable de rejeter la responsabilité de cet échec sur eux... mais, d'un autre côté, sur la dizaine de classes dont j'ai la charge, dans la même matière de base (la maîtrise des outils bureautiques au service de leur vie professionnelle), cette classe est la seule qui m'échappe.

Qui donc doit endosser la responsabilité : eux, moi, le système ?

D'une part, l'enseignant ne saurait être complètement responsable des décisions, ou de l'absence de décision, des apprenants qui exercent leur libre-arbitre.

D'autre part, ainsi que je le souligne dans un commentaire au billet de Sylvain, il est important de revenir aux fondamentaux.

Si, dans l'immédiat, nous (mes apprenants et moi au sein du système) ne sommes pas réceptifs afin d'être en mesure d'aborder le programme dans toute sa richesse et sa profondeur, alors, revenons à l'essentiel.

Revenons à ce qui pourra leur servir lorsqu'ils seront dans la situation décrite par ton professeur d'université : donnons leur les bases nécessaires et suffisantes pour qu'ils puissent réagir et corriger le tir quand ils y seront disposés et réceptifs.

Un mot sur le système et son fonctionnement : par définition, ce dernier est homéostatique.
Son état résulte de la somme des individualités sublimée/régulée/lissée par leurs interactions respectives.
De mon point de vue, le système n'est pas responsable, en ce sens qu'il n'est pas maître de son état.

Jean-François, dans son commentaire, traduit bien cet état de fait : nous sommes individuellement responsable de notre sphère d'influence.
La somme de nos sphères d'influence respectives peut constituer un évènement suffisamment déstabilisateur pour induire un changement...
Si nous parvenons à faire comprendre à nos apprenants qu'ils disposent de ce pouvoir fondamental, alors, pourquoi ne pas espérer ?"

lundi 2 novembre 2009

Auto-satisfaction ! ;o)

Parmi les dernières références bibliographiques partagées par le CTREQ_RIRE, j'ai trouvé ceci :




J'ai le plaisir d'y voir une confirmation de mes choix pédagogiques, d'où mon auto-satisfaction revendiquée dans le titre de ce billet !


Le tableau synthétique ci-dessous témoigne du fait que mes pré-occupations vont dans le bon sens, ce qui, je ne m'en cache pas, est assez rassurant alors que j'ai parfois des doutes sur ma capacité à exercer mon métier avec pertinence et efficience !


Critères
Influence
Mes billets présentant mes choix
Gestion de classe
64,8

Scénariser sans diriger ?

la classe une communauté en ligne...directe !

l'empathie pour aider les apprenants ?

La rétroaction, support d'apprentissage (Notes de lecture)

Appétit d'apprenant et appétit pour la formation - Quoi de neuf ? : Les Explorateurs du Web

Questionner ou faire questionner ?

Explicitation des connaissances : Dilemme !

De la valeur ajoutée de l'enseignant

Une séance de cours passionnante...

 
Processus méta-cognitifs
63,0
L'apprenant cherche un mot, une image, un lien qui lui montre qu’il est sur la bonne voie.
la gestion mentale pour organiser l'apprentissage ?

Apprendre de sa pratique ?

les listes comme outil pédagogique ?

Des listes structurées, partageables ?

A propos d'évaluation (6) : vers l'évaluation de l'autonomie d'apprentissage ?

Qu'est-ce que je veux/dois savoir ?

la rétroaction, support d'apprentissage (notes de lecture)

 
 
 
 
Processus cognitifs
61,3
 
Milieu familial et soutien parental
58,4
La réussite scolaire : une mobilisation citoyenne
Interactions sociales entre les élèves et l'enseignant
56,7
La réussite scolaire : une mobilisation citoyenne

L'enseignant demande à l'apprenant d'évoluer, mais l'enseignant, lui-même, est-il prêt à évoluer ?

Interaction en temps réel ?

 
Attributs sociaux et comportementaux
55,2
 
Motivation et attributs affectifs
54,8

Apprendre à gérer ses émotions pour mieux ...

Emotion et pédagogie ? (3)

L'apprenant cherche un mot, une image, un lien qui lui montre qu’il est sur la bonne voie.

Envie de savoir, envie d'apprendre

 

 
Autres élèves
53,9
 
Nombre d'heures d'enseignement
53,7
Gestion du temps pédagogique (1)
Culture de l'école
53,3
 
Climat de la classe
52,3
 
Façon d'enseigner en classe
52,1

De l'intention pédagogique...

Lire, comprendre et interpréter une consigne (Notes de lecture)

Méthodologie de conception d'une activité pédagogique (2)

méthodologie de conception d'une activité pédagogique (3)

La course à l'information n'est pas une modalité pédagogique !

 
Caractéristiques du programme scolaire
51,3
 
 
 
 
Interactions pédagogiques
50,9
 
Contrôles de connaissances
50,4
corriger pour evaluer / evaluer pour corriger !

A propos d'évaluation...

a propos d'évaluation, suite...

 
A propos d'évaluation (3)
A propos d'évaluation (4)...
A propos d'évaluation (5)
A propos d'évaluation (6) : vers l'évaluation de l'autonomie d'apprentissage ?

La raison d’être et l’intérêt de l’évaluation des compétences

 
Influences du milieu
49,0
 
Habiletés psychomotrices
48,9
 
Prise de décisions des enseignants et des administrateurs
48,4

Petite réflexion à propos des mes sources d'information

Evolution de mes outils et donc de mes méthodes de travail !
Bilan et Réflexions sur le fonctionnement de ce Blog : Feuille de route à venir
Contenu du programme scolaire et façon de l'enseigner
47,7
Pédagogie : Que ferait Google ?

Les TIC inassimilables par l'Ecole ?

de l'importance des modalités de présentation d'une consigne

Simplifiez, mais Densifiez !

Comment introduire le MindMapping ?

Comment Introduire le MindMapping (2) ?
Politique de participation parentale
45,8
 
Conduite de la classe et soutien pédagogique
45,7

LA QUALITE DU TUTORAT : LA COMPLEMENTARITE DE LARIGUEUR ET DE LA DIVERSITE.

Les compétences des tuteurs et des apprenants à distance selon Faouzia Messaoudi
Aide-toi, le tuteur t'aidera... Par Jacques Rodet (Notes de lecture)
Démographie de la population scolaire
44,8
 
 
 
 
Activités extrascolaires
44,3
 
Traits démographiques du programme
42,8
 
Traits démographiques de l'école
41,4
 
Politique éducative de l'État
37,0
 
Politique de l'école
36,5

Vers l’établissement d’enseignement numérique ?

 
Traits démographiques du district
32,9