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samedi 19 septembre 2009

La course à l'information n'est pas une modalité pédagogique !

Ce billet présente la réflexion que j'ai mené à la suite d'un échange, fort riche, sur les ENT.


Parmi les outils évoqués, Sandrine de MONSABERT, propose JOG THE WEB.

Je reproduis ci-dessous, le contenu de mon commentaire sur Apprendre2.0 :

Si la présentation visuelle, en cascade, des JOGS exemples que tu proposes peut dérouter, je retiens l'idée.

En pratique, fort de ma petite expérience des TICs, je retrouve les mêmes contraintes avec cet outil, qu'avec les autres outils que j'utilise (
Freemind, Compendium, Googles DOCS, DELICIOUS) :
*
pas facile de travailler en temps réel : ajouter un document dans le bon JOG, au bon endroit n'est pas aisé ; de plus, il faut disposer d'une machine connectée en permanence si l'on veut intégrer l'outil à son quotidien ;
*
pas facile de réaliser un travail de fond : les applis WEB2.0 en général, ne proposent pas d'outils simples et efficaces pour structurer, organiser, ré-organiser, assembler, ré-assembler les informations ;
* collecter de l'information est devenu un jeu d'enfants, stocker pour retrouver ensuite devient plus facile avec les outils de BookMarking :
le risque, c'est de collectionner les données, sans les exploiter.

Dans ma pratique de veille, je lis beaucoup.
Sur le moment, les documents me paraissent intéressants, je vois bien comment les intégrer dans mes pratiques.
Puis, le flot de la vie, me conduit à seulement les référencer, je ne fais pas forcément l'effort de rédiger une synthèse et de l'intégrer à mon existant...

Il y a bien des années, j'ai rencontré
François JACOBIAK, alors patron de la veille technologique ELF-ATOCHEM : j'avais 25 ans, il approchait de la retraite.
Il m'a fait comprendre que j'étais à l'âge où on emmagasine comme une éponge, sans trop se poser de question sur le
pourquoi du comment...
A son âge, avec l'expérience, on vise la qualité et non la quantité : il cherchait LA bonne référence, celle dont la valeur ajoutée lui permettrait de progresser dans sa réflexion du moment.

Presque 20 ans plus tard, je suis
devenu cet homme à la recherche de LA bonne référence, face à des apprenants qui se jettent sur l'information tous azimuts.
Je me suis aperçu que mes apprenants étaient friands de ressources documentaires, mais aussi, qu'ils n'en faisaient rien, si ce n'est les ajouter à leur collection...

J'ai tenté de pratiquer
l'Enquiry Based Learning.
Avec le recul, je ne suis pas certain de l'efficience de cette méthode : les apprenants se focalisent sur la recherche et oublient l'analyse et la synthèse, bref, ils se contentent d'accumuler de l'information sans créer de savoir !

Ces réflexions me conduisent à faire évoluer ma
pratique pédagogique : des activités pédagogiques moins nombreuses, scénarisées, évaluées en temps réel, dans l'espoir d'attirer mes apprenants sur le terrain de la réflexion, de la construction de savoir au lieu d'entretenir la course à l'information.

vendredi 4 septembre 2009

Twitter : Je ne transformerai pas l'essai !

Sous la pression ambiante, j'ai fini par m'intéresser davantage à TWITTER.


Il y a un mois environ, j'ai décidé d'intégrer TWITTER à mes sources d'information :


Quelques chiffres :

  • je suis les flux de 9 correspondants ;
  • selon Google Reader, sur les 30 derniers jours, je reçois en moyenne 70 TWEETS par jour.
  • je n'ai partagé que 4 TWEETS sur les 2700 reçus.
    Ces 4 TWEETS ne représentent que 1% des 366 partages réalisés à partir des flux RSS que je suis.
Twitter humanise la technologie RSS, et, de ce fait, il souffre des mêmes travers que l'humanité...

TWITTER est brouillon !

J'ai souvent du mal à comprendre les TWEETS :
  • leur formulation concise, pour ne pas dire pauvre, ne me convient pas. Notez bien que j'ai le même problème avec les SMS...
  • cette formulation ne me permet pas de mener des recherches fructueuses sur TWITTER comme je le fais sur FriendFeed, Delicious ou Google : toutes mes tentatives se soldent par un échec !
  • certains TWEETS font partis d'une conversation dont je ne reçois qu'une partie parce que je ne suis pas abonné au fil TWITTER des autres participants...
J'attache davantage d'importance aux réflexions de fond, construites, rédigées par les auteurs qu'aux humeurs de ces derniers : je continuerai donc à affiner mes flux RSS !

Pour prendre la température des tendances du Web, je préfère un outil plus synthétique, comme Popacular qui offre un flux RSS.

Bref, je reste assez hermétique à TWITTER.

TWITTER est devenu un média incontournable, je continuerai donc d'alimenter mon compte TWITTER avec mon flux FriendFeed, mais, je ne pense pas l'intégrer davantage dans ma pratique.

vendredi 10 avril 2009

De l'importance du choix du vocabulaire... et du langage !

J'ai déjà eu l'occasion d'attirer votre attention sur l'importance du vocabulaireOutils Froids a attiré mon attention sur l'importance du langage dans les recherches sur Internet.


On peut lire dans le billet référencé par Outils Froids :

Que retenir de ce document (http://tinyurl.com/74kevc) ?
  • il y a plusieurs niveaux de langage (du langage de l'intention au langage de la marque, en passant par le langage de la recherche) ; les idées et concepts s'expriment différemment, avec d'autres mots, à chaque niveau
  • lorsqu'un utilisateur décrit ce qu'il recherche (langage d'intention), il utilise d'autres mots que ceux utilisés pour la recherche dans le moteur (langage de recherche)
  • les mots les plus pertinents sont souvent "oubliés" lors du passage vers la langue de recherche
  • les requêtes sont influencées par l'intention du chercheur, pas par celles de l'éditeur
  • la langue de recherche est en général moins spécifiques ou prescriptives que la langue d'intention...

dimanche 29 mars 2009

Brouillon de culture : fenêtre ouverte sur l'esprit d'un prof qui questionne ses pratiques...

Un billet très décousu, qui témoigne du foisonnement d'idées qui m'habitent en ce moment...
En vrac, quelques réflexions/remarques qui bouillonnent en attendant une publication plus structurée :
  • Je constate, à l'occasion d'une modification de la programmation de mon application pédagogique, ma capacité à oublier certains aspects du langage que j'utilise !
  • Je n'ai jamais vraiment appris par coeur les instructions qui me permettent de coder un programme : j'ai souvent recours à l'aide en ligne.
  • Plus généralement, je confie peu (en terme de volume) à ma mémoire.
    J'applique la maxime d'Albert EINSTEIN qui affirmait ne pas connaître la formule chimique de l'eau puisqu'il savait où la trouver...
Selon Tony BUSAN :
  • La mémoire se fonde en grande partie sur les associations, en reliant des choses entre elles ;
  • Pour que l'on puisse se rappeler quelque chose, il faut que ce soit une image merveilleuse et multisensorielle ;
  • Pour que notre cerveau se souvienne de quelque chose, il faut qu'il ait rangé ce souvenir, cette image, à une place particulière.
L'importance de la masse d'informations disponibles est telle qu'il est illusoire d'espérer la mémoriser.
C'est sans doute pourquoi la tendance est au Apprendre à apprendre :
  • savoir où trouver l'information dont on a besoin,
  • au moment où on en a besoin...
La matière que j'enseigne, la bureautique, n'incite pas mes apprenants à mémoriser les fonctionnalités facilitantes : l'aide en ligne supplée, ou devrait suppléer...
Pourtant, lorsqu'il ne sait plus comment faire, l'apprenant s'exclame M'sieur ! S'il vous plait..., ou pire, il revient à une technique archaïque (aligner avec des espaces par exemple !).

Comment inciter mes apprenants à développer leur autonomie par un recours systématique à l'aide en ligne dans un premier temps ?

Dans le cadre de cette réflexion, que pensez des E-blocks qui incorporent l'apprentissage par le toucher en utilisant le multimédia ?
En effet, la bureautique est très tactile en raison de l'utilisation du clavier et de la souris...

J'ai déjà souligné l'importance de la maîtrise du vocabulaire.
En fait, l'apprenant standard n'utilise pas l'aide en ligne parce qu'il n'y trouve jamais la réponse à sa question... simplement parce que la formulation et le vocabulaire qu'il met en oeuvre ne correspond pas à celui de l'aide en ligne.

Apprendre, durablement, le vocabulaire lié à un domaine d'activité est-il suffisant pour imiter Einstein ?
Les avancées technologiques le permettront-elles à l'instar de Google qui cherche à interpréter ce que nous ne disons pas...

J'ai déjà eu l'occasion d'exprimer mes doutes sur l'efficacité d'une correction a posteriori, trop éloignée dans le temps, de l'activité qu'elle amende...
Je travaille actuellement sur la notion du temps chez l'adolescent pour étayer cette affirmation...

Plus que jamais, je souscris aux propos de Mario ASSELIN : "je fais l’hypothèse qu’il y a davantage de potentiel dans les occasions saisies pour apprendre aux moments «non-officiels, non-programmés, et spontanés où les gens se forment» que ce soit au travail, à l’intérieur ou à l’extérieur des établissements d’enseignement."

Afin d'être en mesure de saisir les opportunités de faire passer la bonne information, au bon moment, à la bonne personne, je travaille à la rédaction de  TRUC : Testable, Reusable Units of Cognition (Concept de Grains de connaissances), accessibles par le biais d'une FAQ.

En écoutant les médias, en lisant de ci de là, je me disais que la crise ambiante, l'adversité incitaient chacun à développer des stratégies parfois surprenantes.

D'un point de vue pédagogique, quel niveau d'exigence faut-il mettre en place pour conduire chacun à développer les aptitudes nécessaires et suffisantes à l'acquisition des savoirs et savoir-faire dont il aura besoin dans sa vie ?
Faut-il placer la barre très haut pour inciter à la débrouille ?

lundi 12 janvier 2009

De l'importance du choix du vocabulaire...

Dans le cadre d'une activité, je demande à mes apprenants de présenter leur région.


Je demande notamment le nom exact des habitants de leur ville d'origine.

Dans le formulaire du moteur de recherche, ils saisissent, en général les mots suivants : 

nom des habitants de [nom de la ville]

J'ai découvert grâce à une apprenante, que le terme gentilé désigne le nom des habitants d'une ville.

Nous avons testé aussitôt en remplacant dans le formulaire du moteur de recherche par :

gentilé [nom de la ville]

Force est de constater que la recherche est plus pertinente et fructueuse...

Comme quoi, bien maîtriser le vocabulaire du domaine de recherche facilite cette recherche...

dimanche 14 septembre 2008

Un outil innovant pour naviguer dans Wikipédia en assouvissant sa curiosité

Très ingénieux et imaginatif !

Les habitués du MindMapping partiront avec une longueur d'avance.

Cet outil me permet d'envisager sous un autre angle l'ouverture que j'appelle de mes voeux dans ce billet de réflexion sur mes sources d'information.

Tel que je le perçois, il permet de chercher le nez au vent tout en percevant la structure cognitive sous-jacente !

A mon sens, il ne manque qu'un historique de cheminement pour facilité la prise de conscience des liens qui existent entre les articles abordés.

Fabuleux !

Merci Florence de me l'avoir fait découvrir...