lundi 20 avril 2009

Quel niveau d'exigence pédagogique ?

Récemment, je m'interrogeais sur quel degré d'exigence adopter vis-à-vis de mes apprenants.


Le fil Delicious de François GUITE apporte un élément de réponse avec cette référence bibliographique : We pretend to teach' em, they pretend to learn.

Travailler encore et toujours reste encore le plus sûr moyen de réussir...
Quelle pédagogie déployer pour en convaincre nos apprenants ?

Je ne peux m'empêcher de penser à Edgar MORIN qui invite chacun à acquérir le minimum de connaissances nécessaires pour pouvoir accèder à LA connaissance... (Interprètation libre de son ouvrage "La connaissance de la connaissance").

Comment définir ce minimum ?

jeudi 16 avril 2009

De l'importance du choix du vocabulaire... et du langage (3)

Dans la série sur ma prise de conscience de l'importance du vocabulaire et du langage en pédagogie, je vous invite à lire La communication dans l'aide au développement publié sur le blog de la Banque des savoirs par Anaïs JOSEPH.


On peut y lire, entre autre :
"Comment passer d'une langue écrite à une langue orale ? Comment s'assurer qu’un texte contenant des notions techniques est bien compris malgré les barrières culturelles... Pour avoir vingt fois remis ces questions sur le métier, le linguiste Henry Tourneux propose désormais des pistes à suivre."
et aussi :
"Ainsi, comment traduire le terme de "contraception" ? En langue peule, le mot peut se traduire par "barrer la route aux enfants". Un message plutôt mal reçu par des populations qui connaissent une mortalité infantile élevée. Au terme d’une enquête, Henry Tourneux a proposé d’utiliser une autre formulation : "Espacer entre eux les plants de sorgho lors du repiquage", autrement dit par le linguiste, "il ne s’agit plus de supprimer des enfants virtuels, mais d’accorder à chacun l’espace nécessaire pour son bon développement, ce qui correspond à espacer les naissances." Cette métaphore a été bien mieux accueillie car elle s’inspire d’une pratique agricole dont la population connaît l’intérêt et l’efficacité. "

J'ai déjà souligné ma difficulté à rédiger des consignes d'activités pédagogiques compréhensibles par chacun de mes apprenants.

Je prends conscience aujourd'hui que mes efforts (rédaction concise, phrases courtes bâties avec un vocabulaire simple) sont insuffisants !

Je ne pense pas que l'écart entre mes apprenants et moi-même soit aussi important que celui évoqué.

Néanmoins, à la lumière du billet cité ci-dessus, comment appréhender le monde de chaque apprenant pour être compris sans ambiguïté ?

  • Est-ce mon monde, celui des enseignants qui n'est plus en phase avec celui des apprenants ?
  • Les enseignants doivent-ils adopter un langage adapté aux apprenants ?
  • Cette adaptation est-elle un signe de régression, d'abandon d'un niveau d'exigence jusque là trop élevé ?
  • Où situer ce niveau d'exigence ?
  • Peut-on considérer qu'un apprenant qui maîtrise le langage de sa classe d'âge répond tout aussi bien aux exigences d'un niveau conceptuel élevé (cf. taxonomie de Bloom, SOLO) ?
  • Cet apprenant pourra-t-il s'intégrer dans la société si tel est le cas ?

mardi 14 avril 2009

Brève réflexion sur l'utilisation de la vidéo en pédagogie... (2)

Dans la continuité de mes réflexions sur l'utilisation de la vidéo en pédagogie 1 et 2, je vous propose de lire ce billet : Pourquoi répéter quand on peut filmer ?! de Jacques BOURBEAU.


IMPACT SUR LA PRATIQUE PÉDAGOGIQUE

Habituellement, plusieurs étudiants sont peu attentifs (pour plusieurs raisons) lors des explications préalables à la réalisation d’un laboratoire et ils ont de la difficulté à réaliser l’activité demandée. En réalisant de courtes vidéos pour les étudiants, ceux-ci sont forcés à se préparer pour leur laboratoire en dehors des heures de cours. Les étudiants peuvent visionner les vidéos autant de fois qu’ils le veulent, où ils le veulent et quand ils le veulent! Ils peuvent même revoir les vidéos pendant les périodes de laboratoire! Les étudiants sont donc mieux préparés pour leur laboratoire. De plus, les étudiants disposent de plus de temps pour réaliser l’activité demandée.

vendredi 10 avril 2009

De l'importance du choix du vocabulaire... et du langage !

J'ai déjà eu l'occasion d'attirer votre attention sur l'importance du vocabulaire, Outils Froids a attiré mon attention sur l'importance du langage dans les recherches sur Internet.


On peut lire dans le billet référencé par Outils Froids :

Que retenir de ce document (http://tinyurl.com/74kevc) ?
  • il y a plusieurs niveaux de langage (du langage de l'intention au langage de la marque, en passant par le langage de la recherche) ; les idées et concepts s'expriment différemment, avec d'autres mots, à chaque niveau
  • lorsqu'un utilisateur décrit ce qu'il recherche (langage d'intention), il utilise d'autres mots que ceux utilisés pour la recherche dans le moteur (langage de recherche)
  • les mots les plus pertinents sont souvent "oubliés" lors du passage vers la langue de recherche
  • les requêtes sont influencées par l'intention du chercheur, pas par celles de l'éditeur
  • la langue de recherche est en général moins spécifiques ou prescriptives que la langue d'intention...

Les animations multimédia qui « marchent »

Dans la continuité de ma réflexion sur l'utilisation de la vidéo en pédagogie, je vous invite à prendre connaissance du billet de Mônica Macedo-Rouet "Les animations multimédia qui marchent".


Résumé : 
Trois caractéristiques des animations efficaces pour l'apprentissage sont : 
a) elles représentent explicitement le contenu à apprendre et ne sont pas purement décoratives, 
b) les phénomènes dynamiques, procédures et gestes moteurs sont clairement illustrés, 
c) la présentation reste schématique, même sur les vidéos. 

L'article résume une comparaison récente de plusieurs études sur la question.